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  • Appel pour l’achat de nouveaux médicaments contre le diabète

La récente pénurie de certains médicaments dans le service hospitalier serait dû à l’arrêt de fabrication de plusieurs de ces produits, d’où l’impossibilité du ministère de la Santé de s’en procurer auprès de ses fournisseurs habituels.

Selon des médecins et pharmaciens du service public, de nouveaux médicaments sont disponibles sur le marché international pour traiter des maladies chroniques, et particulièrement les Non-Communicable Diseases (NCD).

« Il y a urgence de revoir la liste officielle des médicaments nécessaires achetés par le ministère afin de s’aligner sur la tendance internationale », soutiennent des chefs de départements en s’appesantissant sur la nécessité d’achat de nouvelles molécules pour le traitement du diabète.

La liste officielle des médicaments essentiels dans le service de santé public comprend 850 types de produits couvrant pratiquement toutes les maladies traitées dans les hôpitaux. Des pharmaciens de ce secteur affirment que le manque de certains médicaments, provoquant le mécontentement des patients il y a quelques jours, ne concernerait « qu’une vingtaine de produits ».

Parmi, il y a des multivitamines et des produits pour les maladies non-transmissibles telles le diabète, l’hypertension, le cholestérol, et aussi des médicaments pour des problèmes cardiaques.

« De nos jours certains de ces médicaments sont très rares sur le marché et il est difficile de s’en procurer. C’est pour cette raison que nous étions en rupture de stock », expliquent des responsables du ministère. Pour pallier le manque, les autorités se sont tournées vers des pharmacies du privé.

Les professionnels de la santé font ressortir que ces dernières années les principaux fabricants de médicaments ont mis sur le marché de nouveaux produits prouvés plus efficaces dans le traitement des Non-Communicable Diseases par rapport à certains médicaments figurant encore sur la liste officielle de ceux proposés par le ministère de la Santé.

La récente pénurie des médicaments concernant ce type de maladies a mis en exergue, selon des sources dignes de foi, la nécessité du gouvernement de s’ajuster au Trend international pour un traitement plus efficace des malades et aussi pour éviter toute pénurie à l’avenir.

« Il est impératif de revoir cette liste de médicaments essentiels en fonction de la tendance internationale », lancent  des chefs de départements des hôpitaux en direction du ministère de la Santé. Ils insistent particulièrement sur le besoin de nouveaux médicaments pour le traitement du diabète.

Soulignons que cette maladie prend des proportions alarmantes dans le pays malgré les fréquentes campagnes de sensibilisation de la population aux conséquences dramatiques de ce mal tant pour le malade que pour son entourage proche.

Par ailleurs, des pharmaciens sont d’avis que des médecins devraient « être plus rationnels » s’agissant des prescriptions médicales. Une évaluation des ordonnances durant cette récente période de pénurie a révélé que 75% d’entre elles concerneraient des multivitamines.