Dans le cadre de l’informatisation des pharmacies des hôpitaux, l’e-prescription, ou ordonnance médicale digitale, sera introduite aussitôt que possible, a annoncé le ministre de la Santé Anil Gayan lors de la présentation d’une évaluation sur les achats de médicaments et de consommables médicaux hier au Domaine Les Pailles, initiative réalisée en collaboration avec le ministère des Finances et la Commission européenne. Anil Gayan a également demandé au Dr V. Pauvaday, directeur général des services de santé, d’effectuer un audit sur les prescriptions de médicaments dans les hôpitaux pour déterminer s’il y a surmédication et gaspillages. La gestion des stores sera également revue.
Le ministre de la Santé a constaté que l’exercice d’évaluation sur l’achat et la gestion des stocks de médicaments a révélé des « faiblesses », dont, dit-il, « une quantité élevée de médicaments arrivés à expiration, une absence de transparence dans les procédures et des “package procurements” qui réservent leur lot de mauvaises surprises ».
« J’ai insisté auprès de mes officiers pour que nous adoptions des “open biding” au lieu de “restricted biding”. Et cela doit ne doit pas s’appliquer seulement aux médicaments, mais aussi aux consommables et aux équipements médicaux. » Anil Gayan a indiqué que les lacunes relevées dans le système d’achats de ces produits requièrent des actions à court terme et des réformes à long terme. « Cela implique un “upgrading” de notre “inventoring management” et des procédures selon des normes bien définies à tous les niveaux », a fait ressortir le ministre de la Santé. Ce dernier affirme en outre que son ministère doit rendre public les détails de ses achats avec mention des prix et de la qualité, ce qui pourrait servir d’indications pour les achats à venir.
Il a rappelé que suite à des rapports défavorables sur les pénuries de médicaments, un comité avait été constitué sous la présidence du directeur du Procurement Policy Office, pour faire une évaluation du système d’achats des médicaments, incluant ceux effectués sur le marché local. Ce comité est arrivé à la conclusion que le ministère de la Santé n’avait pas un plan structuré de ses activités d’achats. « Nous devons, dit-il, parvenir à des procédures d’achats sans corruption, garantissant une disponibilité continue des médicaments de qualité pour tous les patients et à des prix corrects. »