Les anciens employés de l’hôtel Saint-Géran, licenciés depuis six mois, ont pratiqué un sit-in hier soir devant le siège du ministère du Travail, à Port-Louis. C’est à partir de 18h qu’une dizaine d’entre eux ont entamé leur mouvement de protestation, lequel s’est achevé ce matin à 9h30. Ils réclament une compensation « adéquate » pour les années de service prestées au sein de l’établissement hôtelier de Belle-Mare.
Atma Shanto, président de la Fédération des tavailleurs unis (FTU) et représentant syndical, indique que les ex-employés du Saint-Géran ont rejeté la proposition de la direction de l’hôtel en ce sens. Il leur avait été proposé qu’un mois de salaire leur soit versé pour chaque année de service en guise de compensation. Une proposition jugée « insuffisante » du fait des conditions dans lesquelles plus d’une dizaine de personnes ont perdu leur poste. Le représentant syndical ajoute : « D’ailleurs, depuis leur licenciement, d’autres postes ont été créés afin de donner de l’emploi aux proches des expatriés. Sans compter le projet de rénovation de l’hôtel, au coût de plusieurs millions. » C’est pourquoi, poursuit-il, les employés espèrent bénéficier d’une compensation « raisonnable ». Et de proposer qu’ils bénéficient de deux mois de salaire pour chaque année de service passée dans l’hôtel. Le président de la FTU est revenu, entre autres, sur les déclarations du Premier ministre et du ministre du Travail, Shakeel Mohammed,  à ce sujet. En enclenchant ce mouvement de protestation hier soir, les anciens employés souhaitent relancer les débats sur leur situation.
La FTU lance un appel au ministre du Travail pour décanter la situation. D’autres actions sont à prévoir pour alerter l’opinion publique.