On ne voit toujours rien venir. Alors que le patrimoine de la ville lumière tombe en ruine, la rénovation se fait toujours attendre. Lors de la réunion du Conseil de Curepipe jeudi après-midi, les conseillers ont fait ressortir que la municipalité n’a pas eu l’autorisation du ministère des Infrastructures publiques pour aller de l’avant avec les travaux. Pour cause, aucune entrée d’argent n’a été enregistrée et la municipalité dispose uniquement de Rs 200 000 pour un projet de Rs 35 millions.
Dans une lettre datée du 9 juin 2014, le ministère des Infrastructures publiques soutient : “The projet plan Committee (PPC) examined the projet proposal ‘Restoration and Renovation of Municipal Town Hall of Curepipe’ on 22 May 2014. The PPC is of the view the financing part of the projet has not been clearly defined.”Le ministère demande ainsi à la municipalité de “submit a business plan indicating clearly which sources of funding have been explored with appropriate justifications.”
Sollicité, Mario Bienvenu, maire de Curepipe, se veut rassurant. Il affirme que la municipalité a déjà soumis le PPC et qu’il a obtenu par la suite le feu vert pour créer le Town Hall Relief Fund. “Tout est en place, les manquements, c’était avant. Oui, nous disposons actuellement de Rs 200 000, mais il nous faudra trouver un maximum de donations d’entreprises privées. Cela ne saurait tarder”, dit-il.
Un avis que le conseiller mauve Ananda Rajoo ne partage pas. Ce dernier déplore la lenteur des démarches administratives. “Malgré l’urgence de la situation, la municipalité prend ce dossier à la légère. Il a fallu plus de deux mois pour que la municipalité se décide enfin à traverser la rue pour ouvrir un compte à la banque. Il y a un manque de rigueur de la part du maire. Depuis la dégradation de ce bâtiment, une bâche a été installée pour protéger la structure mais, malgré les nombreuses promesses, rien de concret n’a encore été fait”, dit-il.