Pas moins de 21 employés de La Geolette Ltée, entreprise opérant sous l’hôtel Le Paradis, ont été suspendus de leurs fonctions depuis le 10 décembre dernier. Lors d’une conférence de presse tenue à Rose-Hill ce vendredi, leur porte-parole, Jack Bizlall, affirme que leur suspension résulte de leur demande d’une augmentation salariale de Rs 6 500.

Cette requête a été catégoriquement rejetée par la direction de la compagnie. Les employés, regroupés sous la Hotels & Restaurants Employees Union, menacent de tenir une manifestation à Port-Louis lundi prochain.

Vidianand Jeewajee, président du syndicat, explique qu’après la fermeture de la compagnie, qui offrait des services nautiques à l’hôtel Dinarobin, les employés de La Geolette ont été sommés de s’occuper de leurs clients.

« Nous n’avons pas refusé mais nous avons demandé une augmentation salariale puisque nous sommes en train d’offrir des services supplémentaires. Mais ce combat dure depuis quatre ans. A ce jour, la direction de la compagnie refuse toujours d’accéder à nos demandes », soutient le président.

Jack Bizlall explique qu’un litige a été déclaré entre les employés et l’entreprise La Geolette Ltée. Les employés réclament une augmentation de Rs 6 500 alors que la compagnie propose une hausse salariale de 3%. Devant le refus des employés, ces derniers ont été suspendus de leurs fonctions depuis le 10 décembre.

« L’entreprise procède à un comité disciplinaire qui se tiendra ce lundi 7 janvier à Port-Louis. Nous demandons à la compagnie de se ressaisir. Au cas contraire, nous tiendrons une manifestation à Port-Louis lundi, soit au moment où le comité disciplinaire se tiendra », souligne Jack Bizlall.

Par ailleurs, ce dernier déplore « l’attitude » du directeur de la compagnie La Geolette, qui a refusé d’assister à une réunion avec les syndicalistes ce 4 janvier.

« Ce n’est pas une façon de faire. Nous comptons mener une campagne auprès des clients de l’hôtel Le Paradis pour leur expliquer ce que subissent les employés. Nous avons faxé une lettre à la compagnie pour lui demander de revoir ses conditions et réintégrer les 21 employés indistinctement. À partir de là, les syndicalistes viendront avec le “collective agreement” », avance Jack Bizlall.