Les quelque 500 employés des établissements hôteliers du groupe Apavou, dont La Plantation à Balaclava, devront être fixés sur leur sort au plus tôt dans deux semaines. C’est ce qu’a indiqué ce matin au Mauricien le Receiver/Manager Satar Hajee Abdoula du bureau d’experts-comptables Grant Thornton, après l’échéance du 30 janvier pour la soumission des offres de rachat.
Depuis la fin de l’année dernière, le personnel hôtelier du groupe Apavou, qui comprend le porte-drapeau La Plantation à Balaclava, de même que l’Indian Resort and Spa, le Mornea et le Moreva, situés dans la péninsule du Morne, est dans l’incertitude avec la décision de Bank One de réclamer la nomination d’un Receiver/Manager pour des hôtels.
« Des groupes hôteliers étrangers et mauriciens solides ont soumis des offres intéressantes pour le rachat de ces différents établissements hôteliers », affirme le Receiver/Manager, confirmant du même coup que les cotations sont actuellement à l’étude. Il n’a pas voulu révéler le nombre d’offres reçues à jeudi dernier ou encore la fourchette des montants proposés pour le rachat.
« Depuis cette semaine, nous sommes engagés dans une série de négociations avec des éventuels acquéreurs pour décider de la marche à suivre. Notre objectif est d’identifier et de choisir un acquéreur potentiel qui détient les moyens et une réputation pour assurer la gestion de ces hôtels. Les offres sont analysées séparément pour les hôtels en question », ajoute Satar Hajee Abdoula.
Le Receiver/Manager confirme qu’un des paramètres cruciaux, susceptible de faire pencher la balance en faveur d’un groupe ou d’un autre, concerne le sort des employés de ces hôtels. « Nous avons à tenir en ligne de compte le sort de ces employés. Toutefois, les participants à l’exercice d’appel d’offres que nous avions lancé sont des groupes hôteliers, qui auront toujours besoin de personnel pour leurs opérations », fait-il comprendre comme pour rassurer les employés dans la conjoncture.
Outre cette demande de Bank One pour la nomination d’un Receiver/Manager en vue de procéder à la réalisation de ce parc de 686 chambres d’hôtel et autres facilités de conférences et de loisirs, pour incapacité de remboursement de dettes, la Barclays a également mis sous administration judiciaire depuis une dizaine de jours déjà l’Apavou Holding pour les mêmes raisons. Dans les deux cas, les réclamations sont estimées à quelque Rs 100 millions chacun.
Même si à ce stade, aucun chiffre n’a été avancé au sujet de l’endettement du groupe hôtelier Apavou, des sources dignes de foi indiquent qu’il pourrait être de Rs 4 milliards. D’ailleurs, le Receiver/Manager avait initialement indiqué que les recettes générées par les opérations hôtelières n’étaient nullement suffisantes pour couvrir les dépenses et les remboursements.
La mise en vente des actifs de ce groupe hôtelier comprend la Balaclava Beach Resort Ltd sur des State Lands d’une superficie de huit hectares dans la zone touristique de Balaclava avec La Plantation Hotel, soit 271 chambres, dont des Senior et Junior Suites, des boutiques bars et restaurants, des facilités de salles de conférences, de piscine, de loisirs et de détente (spa) de même que des batteries de cuisine. Trois autres établissements au Morne, soit l’Indian Resort and Spa avec 170 chambres, le Mornea avec 145 chambres et Moreva avec une centaine de chambres encore en construction, sont également touchés par cet exerce de Tender.