Le groupeBeachcomber, un des porte-drapeaux de l’hôtellerie mauricienne, mise sur une nouvelle dynamique pour 2014. C’est ce qui ressort des analyses des principaux responsables de ce groupe allant du Chief Executive Officer, Herbert Coaucaud, en passant par Marcel Masson, directeur financier, et Robert de Spéville, directeur commercial. Ces indications transpirent dans la dernière édition de l’année de Beachnewsavec Malenn Oodiah, le directeur de publication, rappelant que déjà, en août dernier, Marcel Masson soulignait que«le plus dur est derrière nous.»Cette édition de Beachnews fait également la part belle à l’ouverture du Domaine Royal Palm Marrakech,le dernier fleuron du groupe, qui a accueilli ses premiers clients cette semaine.
Passant en revue la politique des prix et la stratégie adoptée par le groupe au cours de ces dernières années, le CEO de Beachcomberse félicite du fait de n’avoir pas cédé à la tentation de brader le prix et subséquemment la qualité du produit, et fait état de sa satisfaction devant l’évolution de la situation. «Nous n’avons pas bradé nos prix et avons privilégié la qualité. Les chiffres d’octobre à décembre 2013 de même que les réservations pour les prochains cinq à six mois semblent nous conforter dans cette stratégie axée sur la qualité», soutient-il, en avançant que la performance des hôtels dans le haut de gamme, dont Le Paradis et Dinarobin,est des plus encourageantes.
«En maintenant une légère progression de nos prix de vente, nous aurons une hausse importante en remplissage pour la période de décembre 2013 à mai 2014 comparativement à la période correspondante l’année dernière»,poursuit Herbert Couacaud, qui ajoute que «compte tenu des réservations en hausse, nous devrions améliorer de manière substantielle nos opérations en 2014. Valeur du jour, nous allons connaître un bon premier trimestre pour la présente année financière tant en remplissage qu’en revenus. La tendance au niveau de la réservation pour les six premiers mois de l’année 2014 va dans le même sens.» La confirmation de cette nouvelle tendance devra intervenir vers la fin de mars de l’année prochaine.
Le CEO du groupe Beachcomber commente également une étape majeure franchie dans le cadre du développement, avec l’ouverture duDomaine Royal Palm Marrakechau Maroc, qui sera complètement opérationnel à partir d’avril prochain. Ce projet comporte également une dimension immobilière haut de gamme avec une trentaine des 88 villas de la première phase déjà vendues.
“2014 devrait être meilleure”
«L’ouverture de l’hôtel va augmenter la visibilité des villas et impactera positivement sur le rythme de la vente. Depuis son ouverture, l’hôtel suscite beaucoup d’intérêt et d’enthousiasme. Le feedbackdes professionnels du tourisme à Marrakech et sur les marchés est très positif. Nous sommes très confiants des résultats qui seront obtenus en 2014 avec le Domaine Royal Palm Marrakech», s’appesantit-il en ajoutant que«nous pensons que le Domaine Royal Palm Marrakech aura un impact important en termes de bénéfices, de trésorerie et de goodwill. Cela baissera de manière importante l’endettement de NMH.»
De son côté, le directeur financier de Beachcomberrejoint les propos du CEO en affirmant que «l’année 2014 devrait être meilleure que 2013.» Chiffres à l’appui, il fait comprendre que «la tendance s’est inversée depuis le mois d’août. Nous nous attendons à une augmentation d’un peu plus de 10% dans les résultats du premier trimestre de la présente année financière et, tenant compte des réservations déjà en main pour le deuxième trimestre, les résultats du premier semestre pourraient être encore meilleurs.»
Marcel Masson réitère le fait que «pour le premier semestre de l’année financière 2013-2014, les perspectives de croissance des revenus pour nos opérations hôtelières à Maurice s’annoncent significatives. Je crois qu’effectivement, le plus dur est derrière nous. Il faut dire qu’il y a des signes d’amélioration dans l’environnement économique international dans lequel opère le secteur hôtelier et touristique mauricien. La reprise annoncée dans la zone euro devrait impacter positivement sur la performance du groupe.»
Pour sa part, Robert de Spéville fait part d’un optimisme prudent en se basant sur le fait que «nos marchés traditionnels, l’Angleterre, l’Allemagne et la Suisse donnent des signes clairs de reprise, tandis que la France, l’Italie et l’Espagne restent moroses en attendant qu’elles soient entraînées par la reprise annoncée dans la zone euro pour 2014-2015, et un accès aérien redynamisé.»
Au niveau des marchés régionaux, en l’occurrence l’Afrique du Sud et La Réunion, le directeur commercial de Beachcomberavance que des perspectives positives sont de mise et des progrès ont été enregistrés sur le marché touristique émergent de la République populaire de Chine tout en lorgnant d’autres marchés potentiels, dont la Russie, la Turquie, l’Ukraine, l’Inde ou encore des pays d’Amérique latine.
Robert de Spéville ne rate pas l’occasion de souligner l’importance et la pertinence d’une politique d’accès aérien adaptée. «Le nouvel aéroport est un bel outil et une vitrine prestigieuse pour Maurice, et nous saluons cette initiative des autorités. Souhaitons que des solutions soient trouvées pour décongestionner le trafic, satisfaire la demande et retrouver des tarifs aériens plus compétitifs et abordables»,dit-il, en saluant les accords de Codesharing entre Air Mauritius et Emirates.
Dans son éditorial à cette édition de Beachnews, Malenn Oodiah avance qu’ «il y a un sentiment en cette fin d’année 2013 que le tourisme et l’hôtellerie sont en train de reprendre des couleurs dans un environnement économique national où le moral des entrepreneurs est en hausse selon l’indice de la MCCI. 2014 devrait être meilleur que 2013 pour l’industrie hôtelière et touristique au niveau national. Il y a des signes et des initiatives concernant la politique d’accès aérien, d’une part, et la politique de promotion sur les différents marchés, d’autre part, qui vont dans ce sens. Ces signes prometteurs doivent être des sources de motivation pour mieux faire afin de préserver précieusement l’image de la destination.»