Dans leurs requêtes envoyées au ministre des Finances, la Fédération des taxis d’hôtels souhaite que la National Transport Authority (NTA) autorise l’utilisation d’un véhicule alternatif en cas d’accident. Actuellement, les chauffeurs de taxi d’hôtel sont en effet contraints au chômage technique pendant la période de réparation, les règlements en cours ne leur permettant pas d’utiliser un autre véhicule.
La Federation of Hotel Taxis Association (FHTA) a fait part de ses difficultés et proposé des solutions au Premier ministre et ministre des Finances dans le cadre du prochain budget. Elle fait ressortir que plusieurs facteurs dans le secteur du tourisme compliquent leur situation et les empêchent de gagner leur vie correctement. La fédération cible en premier lieu l’All-inclusive Package, proposé par de nombreux hôtels et qui inclut le transport. Pour Yashpal Murrakhun, le président, cette mesure « est la source de nombreux problèmes ». La fédération demande ainsi au gouvernement de revoir ce modèle.
Les chauffeurs de taxi d’hôtel se disent aussi en difficultés quand leur voiture est impliquée dans un accident. Ils doivent en effet attendre la fin des procédures et de la réparation pour reprendre le service. Entre-temps, ils sont au chômage technique car, selon les règlements de la NTA, ils ne sont pas autorisés à faire usage d’un autre véhicule pour ce service. La FHTA demande ainsi au gouvernement d’abroger ce règlement.
Autre demande : un meilleur contrôle sur les tour-opérateurs, qui donneraient des contrats à des voitures privées ou autres taxis pour récupérer des clients dans certains hôtels alors que des taxis d’hôtel y sont déjà postés. De même, il est suggéré que les autorités interdisent le démarchage par des employés d’hôtels pour ce type de transport. Dans ce contexte, la FHTA souhaite que la police du tourisme soit revue.
Par ailleurs, la fédération souhaite que le taux d’intérêt pour l’achat de taxi soit aligné sur celui appliqué pour les PME. De même, il est suggéré que le remboursement des emprunts soit suspendu pendant la période de rénovation d’un hôtel, les taxis y étant basés ne pouvant y travailler puisque l’hôtel n’étant pas en opération. Il est aussi souhaité que le gouvernement vienne de l’avant avec un plan d’aide pour les chauffeurs de taxi pendant cette période.
La fédération précise que cet appel au Premier ministre est un « appel de détresse ». Car si rien n’est fait pour régler les problèmes, « nous risquons de perdre notre travail et nos familles seront en difficultés ».