Le bras de fer se poursuit entre la direction du St Géran et la Fédération des Travailleurs Unis sur la question de réintégration de neuf licenciés. Ces derniers ont été informés fin janvier de la suppression de leurs postes compte tenu de l’environnement économique difficile. Faute d’avancées jusqu’ici pour leur réintégration, le corps syndical a décidé de manifester devant l’établissement hôtelier ce samedi.
Une réunion tripartite présidée par le ministre du Travail Shakeel Mohamed, réclamée par la Fédération des Travailleurs Unis (FTU), s’est tenue la semaine dernière avec à l’agenda la Notice of Termination of Employment de neuf employés de l’établissement hôtelier One & Only Le St-Géran.
Il avait été décidé lors de ces consultations Mohamed/St Géran/FTU que l’établissement hôtelier ferait connaître sa position jeudi dernier quant à la réintégration des neuf licenciés. Pour des raisons inconnues, selon le président de la FTU Atma Shanto, la direction de l’hôtel a reporté sa décision à cette semaine.
« Jusqu’à présent les neuf concernés sont dans le flou et ne savent pas quand l’établissement fera connaître sa position. Entretemps ils vivent dans l’angoisse, ce qui est inacceptable. De son côté, Shakeel Mohamed devait tenir une deuxième réunion à ce sujet mais jusqu’ici rien n’a été fait en ce sens. Le ministère du Travail garde un silence coupable », déclare Atma Shanto au Mauricien.
La manifestation prévue devant l’établissement hôtelier ce samedi à partir de 16 h 15 a pour but de réclamer avec force la réintégration des licenciés. « Cette action de protestation visera à accentuer la pression syndicale sur la réintégration des neuf licenciés. Elle aura aussi comme objectif de réitérer notre opposition aux deux lois du travail de 2008, soit l’Employment Rights Act et l’Employment Relations Act ».
Cette Notice of Termination of Employment a eu l’effet d’une bombe auprès des neuf concernés vers la fin de janvier. Dans la lettre en question, le General Director évoque les pertes significatives enregistrées au cours de l’exercice financier 2012 et les autres pertes « expected to be incurred » résultant du prolongement de la crise de la zone euro. Pour justifier les neuf licenciements, la direction souligne que l’environnement économique difficile l’oblige à revoir ses activités commerciales et à mettre en oeuvre une maîtrise sévère des coûts et une politique d’optimisation des ressources.
La direction a fait appel à KPMG pour une review des opérations de l’hôtel dans le cadre d’un plan de sauvetage qui pourrait permettre de maintenir les activités. Les mesures immédiates recommandées KPMG étaient axées sur la réduction des personnel costs et des overheads.