LUX* Resorts a annoncé, hier, une progression de 45% de ses bénéfices nets pour la période juillet 2013-mars 2014, soit un montant total de Rs 304 millions. Rencontrant la presse et des analystes financiers à l’hôtel Le Labourdonnais, les dirigeants de LUX* ont aussi fait état de la rénovation de l’établissement de Belle Mare au coût de Rs 180 millions, de l’obtention de contrats de gestion d’un hôtel de 202 chambres à Ajman aux Emirats Arabes Unis ainsi que de plusieurs « boutique hotels », soit des établissements de 30 à 100 chambres dans la région du sud-ouest de la Chine aussi connue comme le Greater-Shangri-La ».
« Les résultats sont bons. Nous avons retrouvé une rentabilité qui se maintient. Pour la première fois depuis le rebranding et la restructuration financière du groupe hôtelier, nous annonçons le paiement d’un dividende, cela en accord avec nos banquiers. Cette décision découle également de l’amélioration de notre cash-flow », a déclaré Arnaud Lagesse, président du conseil d’administration de Lux* Resorts. Paul Jones, chief executive officer (CEO) du groupe hôtelier, s’est appesanti sur la progression de plusieurs indicateurs de performance de Lux* pour le 1er trimestre 2014 ainsi que pour les neuf premiers mois de l’exercice financier en cours. Lux* a effectivement annoncé une nette progression de ses résultats, cela en dépit d’un environnement opérationnel difficile et aussi malgré le fait que les vacances de Pâques se situaient en avril 2014.
Le groupe a dégagé un chiffre d’affaires de Rs 1,25 milliard pour la période janvier-mars 2014 contre Rs 1,16 milliard pour le trimestre correspondant de 2013. Les profits nets sont élevés à Rs 182,6 millions contre Rs 182,5 millions pour le même trimestre de l’année écoulée. Le bilan pour les neuf premiers mois de l’exercice financier indique que le chiffre d’affaires est passé de près de Rs 3 milliards à Rs 3,3 milliards alors que les bénéfices nets se sont élevés à Rs 304 millions contre Rs 210 millions pour la période juillet 2012-mars 2013. La direction de LUX* Resorts souligne que sous l’EBITDA (Earnings before Interest, Taxes, Depreciation, and Amortization) pour les neuf mois se terminant au 31 mars 2014, il y a eu une amélioration de 13 %, le montant se chiffrant à Rs 814 millions. Quant aux bénéfices d’exploitation, ils ont augmenté de 18 % pour atteindre Rs 574 millions.
Entre juillet 2013 et mars 2014, le flux net de trésorerie d’exploitation s’est élevé à Rs 488 millions, ce qui représente une amélioration de Rs 93 millions par rapport à la période correspondante du précédent exercice financier. Le groupe a remboursé un montant de Rs 359 millions sous forme de prêts à terme et précise que les prêts à terme ainsi que les obligations convertibles se montaient à Rs 4,6 milliards au 31 mars 2014 contre Rs 4,9 milliards au 30 juin 2013. L’endettement du Groupe par rapport aux fonds propres, qui était de 57 % au 30 juin 2013, est maintenant à 53 %, en se basant sur l’hypothèse que les détenteurs d’obligations ne convertiront pas leurs obligations en actions. Si les obligations convertibles étaient traitées comme des capitaux propres, le ratio d’endettement (gearing) du groupe au 31 mars 2014 aurait été de 46 %, contre 51 % au 30 juin 2013. Paul Jones a soutenu que la hausse des revenus par chambre disponible que ce soit pour les établissements situés à Maurice ou aux Maldives a permis au groupe d’afficher une aussi forte croissance de ses profits.
« Nous sommes évidemment très satisfaits de notre performance financière et je tiens à remercier toutes les équipes, à Maurice comme à l’étranger, qui travaillent sans relâche pour assurer de tels résultats. Je me souviens de notre objectif de faire une croissance à deux chiffres sur notre EBITDA, ce qui était perçu comme utopique à l’époque. Or, avec de la rigueur, un marketing intensif, une quête constante de l’innovation et des équipes motivées, nous avons prouvé que nous pouvons réussir malgré le contexte économique difficile », a commenté Paul Jones. Ce dernier a annoncé la mise en place d’un programme de rénovation de toutes les propriétés de LUX*, précisant que la rénovation finale de LUX* Belle Mare débutera le 1er juillet 2014 et que l’hôtel rouvrira ses portes en septembre. Le coût des investissements est estimé à Rs 180 millions. Le groupe a fait appel à une architecte d’intérieur de renom, Kelly Hoppen pour ce projet qui devrait permettre à Lux* Belle Mare de se situer dans la catégorie des 5 étoiles de luxe.
La direction de LUX* a aussi indiqué que LUX* Resorts a aussi souligné que les acquéreurs des 12 villas mises en vente au LUX* Belle Mare ont tous versé un dépôt et que ces transactions seront comptabilisées au cours de ce trimestre. Quant à la vente de l’hôtel Le Récif à l’île de la Réunion, le CEO Paul Jones a fait ressortir que les discussions progressent de façon satisfaisante avec l’acheteur et que les actionnaires seront informés des retombées des négociations.
Parlant de la stratégie future du groupe, Paul Jones a laissé entendre que LUX* envisage un développement à l’international. Le groupe a en point de mire les marchés des Emirats, de la Chine et d’ Afrique. Il a déjà conclu un accord de gestion avec un important promoteur hôtelier à Ajman, aux Emirats Arabes Unis. La touche LUX* sera associée au marketing de l’établissement de quelque 200 chambres. Le projet devrait être opérationnel fin 2015 /début 2016. « Nos contrats pour la gestion d’une série d’hôtels dans le sud-ouest de la Chine, le long de la célèbre ‘Tea Horse Road’, nous ouvrent les portes de ce marché prometteur qu’est la Chine », a déclaré Arnaud Lagesse. Pour résumer, l’avenir est certes excitant, mais il nous faudra travailler dur pour faire de ces hôtels des références internationales », a déclaré Arnaud Lagesse.
Un accord a été signé à cet effet avec la compagnie Lijiang Yulong Tourism Corporation Limited, cotée en bourse, pour la gestion d’hôtels de luxe dans la province de Yunnan, sur la célèbre « Tea Horse Road ». Selon Paul Jones, LUX* pourrait être appelée à gérer 5 ou 6 petits hôtels de luxe en Chine d’ici les cinq prochaines années. Et Arnaud Lagesse d’ajouter : « L’avenir est certes excitant, mais il nous faudra travailler dur pour faire de ces hôtels des références internationales ».