Des résultats préliminaires du recensement 2011 du parc national de logement réalisé par le Bureau central des Statistiques entre le 31 janvier et le 19 juin derniers et rendus publics, lundi dernier, indiquent, notamment, que le district rural de Rivière-Noire s’est, rapidement, urbanisé en onze ans alors qu’à l’autre extrémité, le district essentiellement urbain de Port-Louis se dépeuple. En effet, si le nombre d’unités de logement à Rivière-Noire s’est accru par 41 % entre 2000 et 2011, en revanche, Port-Louis, la capitale, n’a connu qu’un accroissement de seulement 2.7 % du nombre de logements sur son territoire. A Rivière-Noire, ce sont surtout les villages côtiers d’Albion (+ 102.3 % d’unités de logement) et de Flic-en-Flac (+ 74 % ) qui ont connu la plus forte urbanisation durant ces onze dernières années. A Port-Louis, le dépeuplement s’est fait, principalement, au niveau des arrondissements municipaux Nos 2 (-14.9 % ) et 5 (-4.9 % ).
Ce premier rapport intérimaire laisse, d’abord, entrevoir qu’entre 2000 et 2011, soit, en onze ans, le parc du logement pour l’ensemble du pays (Rodrigues et Agaléga, compris) s’est accru par près de 20 % (19.9 % ), passant de 297 700 unités de logement à 356 900 unités. Le rapport confirme aussi la diminution de la taille du ménage type mauricien qui passe de 3.9 personnes, en moyenne, pour chaque unité de logement (2000) à 3.6 personnes (2011). De même, en onze ans, davantage de ménages (88.9 % contre 86.5 % ) sont propriétaires du logement qu’ils habitent.
En règle générale, ces premiers résultats du 2011 Housing Census indiquent que c’est, surtout, en milieu rural que l’accroissement du parc du logement national se fait plus rapide. Sous ce rapport, le district rural de Rivière-Noire arrive en tête avec une croissance de 41 % du nombre d’unités de logement en onze ans alors qu’à l’autre extrémité, entre 2000 et 2011, le nombre de logements additionnels à Port-Louis, district entièrement urbain, n’a augmenté que par 2.7 %.
Dans le cas de Rivière-Noire, les villages côtiers d’Albion et de Flic-en-Flac arrivent en tête avec une hausse respective de 102.3 % et de 74 % du nombre d’unités de logement alors qu’à Port-Louis, le nombre de logements a diminué par-14.9 % et-4.9 % respectivement dans les arrondissements municipaux Nos 2 et 5. En termes de matériau de construction utilisé, le ciment arrive loin en tête avec, selon le rapport intérimaire, 92 % de l’ensemble du parc du logement 2011 (contre 86.3 % en 2000).
Loyer résidentiel : moyenne de Rs 4000
Si le nombre de ménages locataires ou sous-locataires a, aussi, légèrement diminué entre 2000 et 2011, passant de 27 800 (9.3 % ) à 27 100 (8 % ), le prix moyen du loyer résidentiel a, toutefois, accusé une hausse de 73.9 % en onze ans, passant d’une moyenne de Rs 2300 à Rs 4000. Si le CSO juge, en substance, cette hausse comme étant dans le cours normal des choses, compte tenu de l’inflation, nous sommes, néanmoins, en droit de nous demander s’il ne s’agirait pas, en fait, de l’une des conséquences de la libéralisation des prix des loyers avec les amendements qui ont été, entre-temps, apportés au Landlord & Tenant Act.
En matière de services et autres aménités de base, 99.4 % des unités de logement recensées en 2011 sont alimentées en énergie électrique (contre 99 % en 2000) ; 94.2 % de ces logements sont connectés jusqu’à l’intérieur au réseau de canalisation et de distribution d’eau potable (contre 83.7 % des unités recensées en 2000) ; 96.4 % (contre 88.8 % ) sont équipées de toilettes équipées d’une chasse d’eau et que 95.5 % des salles de bains de ces unités de logement sont pourvues d’eau courante (89 % en 2000).
En outre, le rapport révèle que le gaz ménager (LPG) sert de combustible de cuisine chez 97.6 % des ménages recensés (contre 91.5 % il y a onze ans ; que 88.2 % des familles du pays disposent d’un téléphone portable (28.1 % en 2000) ; que 37.6 % (contre 13.3 % ) sont équipées d’un ordinateurs et que, de ce nombre, 31.7 % ont une connexion internet (12.6 % en 2000).
Pour ce qui concerne spécifiquement Rodrigues, si la proportion de ménages propriétaires de leur logement dans la petite île (93.9 % ) en 2011 se compare, favorablement, avec celle de Maurice (88.8 % ), en revanche, environ seulement la moitié des familles rodriguaises disposent des aménités de base telles un raccordement, jusqu’à l’intérieur, au réseau de distribution d’eau potable (54.5 % ) ; une salle de bains avec eau courante (53.1 % ) ; des toilettes équipées d’une chasse d’eau (50.9 % ) ou un téléphone fixe (45.2 % contre 70 % à Maurice).
Néanmoins, 95.6 % des foyers rodriguais disposent d’une fourniture d’énergie électrique à domicile ; 88.7 % d’entre eux sont équipés d’un téléviseur (96.3 % des ménages vivant à Maurice) ; 84.1 % d’un téléphone portable ; 20.4 % d’un ordinateur alors que 17.3 % des familles de Rodrigues disposent, à domicile, d’une connexion internet.