Les résultats du HSC, c’est pour tout à l’heure.

Mais plus cette heure fatidique approche, plus le stress des élèves et de leurs parents augmente. L’angoisse du HSC 2017 est la même que les années précédentes sauf que les résultats interviennent au lendemain d’un week-end qui a decuplé l’interminable attente.

«La longue attente des résultats est encore plus stressante et plus angoissante que les examens», assure, Ranjeev un candidat à la bourse d’Etat, qui semble perdre patience. «Les premiers jours après les examens, j’étais soulagé de terminer les épreuves. Je me suis reposé, j’ai profité pour récupérer de longues nuits blanches. Je suis sorti en boîte avec mes amis, je suis parti à la plage,…Bref, c’était la déconne totale», raconte-t-il. «Mais depuis quelques jours, le stress a réapparu. Je ne sors plus, je ne dors plus, je ne mange plus. Je vivote, je passe mon temps sur le Net à la recherche d’informations concernant les études universitaires», ajoute-t-il.

Le moral de Nicole n’est guère plus reluisant. Avec nervosité, cette jeune candidate avoue qu’elle est dans un état post-traumatique qui frôle la dépression. «Je n’en peux plus. Ce 5 février ne voulait pas arriver. J’ai l’impression d’avoir composé depuis des mois. On dirait que cela fait une éternité que nous attendons ces résultats», rapporte-t-elle pour exprimer son état d’esprit. «Au début, je pensais que j’avais bien travaillé. Mais plus les jours passent, plus le doute s’installe. Je ne sais plus ce que j’ai écrit sur ma feuille. C’est l’incertitude totale», s’inquiète-t-elle.

Reshma souligne qu’elle a perdu beaucup de kilos depuis la fin des examens. «J’ai perdu plus de poids après l’examen qu’avant. Pourtant, je ne me dépense pas puisque je n’ai pas le courage de sortir de chez moi. Mais je ne peux rien avaler», se désole-t-elle comme pour exprimer son angoisse.

Les candidats ne sont pas les seuls à vivre le stress. Même les parents n’y échappent pas. «On est même plus stressés que nos enfants. Eux, ils ont eu quelques jours de répit où ils se sont vidé l’esprit. Nous, on n’a pas arrêté d’angoisser. Pendant toute l’année, pendant les jours d’examen et maintenant à attendre les résultats», témoigne une maman. «Nos enfants au moins savent ce qu’ils ont pondu sur leurs feuilles. Nous, on est dans l’expectative», rétorque-t-elle pour exprimer cette situation d’attente, d’appréhension et de stagnation…

Le stress ronge donc aussi bien les parents d’élèves que leurs enfants, qui languissent en attendant les résultats. Il ne reste que quelques heures à tenir où l’on espère entendre beaucoup de cris de joie mais malheureusement il y aura aussi des pleurs…

Le Premier ministre et la ministre de l’éducation ont intérêt à faire au plus vite pour libérer ces 11300 candidats de ce poids énorme qui pèsent sur leurs épaules depuis plusieurs mois pour le meilleur et le pire.

Comme dirait l’autre, « lekzamen fasil, resilta difisil…»