Dans une plainte déposée devant la Human Rights Commission en cette fin de semaine, le citoyen engagé Alain Bertrand porte des allégations de brutalité contre un officier de police affecté à Quatre-Bornes. L’incident s’est produit samedi dernier, dans l’après-midi, au moment où son fils cadet devait signer son « call » au poste de Quatre-Bornes. Alain Bertrand affirme avoir été agressé verbalement avant de recevoir une gifle au visage par le policier en question.
Dans la plainte logée à la Human Rights Commission, Alain Bertrand, un citoyen engagé habitant Quatre-Bornes, fait la chronologie des événements de samedi dernier au poste de police de Quatre-Bornes. Dans un premier temps, il explique qu’aux alentours de 17 h 15 son fils mineur s’est rendu au poste de police de la localité pour signer son « weekly call » en présence de son fils aîné Joël Bertrand, âgé de 25 ans. « I received a phone call from the phone of my son Joël at 17 h 25. The person introduced himself as a policeman from Quatre-Bornes police station and told me that I myself have to accompany my son Joël as a responsible party for his weekly call », explique-t-il.
Alain Bertrand aurait alors fait comprendre au policier qu’il était souffrant et que son fils mineur était accompagné de son fils aîné pour signer ce « call ». Mais, soutient-il, le policier n’a rien voulu comprendre et a réclamé sa présence au poste de police sans quoi son fils ne pourrait pas signer le « weekly call ». Il ajoute s’être rendu sur les lieux 10 minutes plus tard mais que ses enfants ne s’y trouvaient pas. « I asked in a civilized manner as to why my eldest son presence was not good enough. I was not arguing with but only asking for a reason as I was not well », affirme Alain Bertrand dans sa statement à la Human Rights Commission. C’est alors, soutient-il, qu’il a été malmené et agressé verbalement par un des policiers. « At some point one police officer coming from further behind shouted in an authoritative tone. I told him that I came there as they asked me to accompany my son. At this point he shouted again. Then then crossed the counter and without any summation he slapped me forcefully and violently with his right hand on my cheek. At that time there were two members of the public in the police station, a man and one women. I said to the police officer the following words : ounn tap mwa mo anvi met enn deposition. »
Alain Bertrand aurait ainsi vainement insisté pour qu’il puisse consigner une déposition compte tenu du traitement qui lui a été accordé alors qu’il avait été sommé de se présenter au poste de police. Il affirme que par la suite personne n’est intervenu. « My sons then appeared and we duly signed the call book and left the police station at around 17 h 50 ». Hier, il a engagé des démarches pour obtenir un formulaire 58 à cet effet. Contacté par Le Mauricien, le Police Press Office aux Casernes centrales affirme ne pas être au courant de cette affaire.