Alors que le Premier ministre, Navin Ramgoolam, a indiqué mardi que tout détenu a la possibilité de faire appel soit devant la Cour criminelle soit devant la Commission des Droits de l’Homme, cette dernière n’a toujours pas été constituée. Cette question est un des points forts d’une conférence de presse que donne cet après-midi le leader de l’Opposition Paul Bérenger.
En réponse à une interpellation de Reza Uteem au Parlement, mardi, le Premier ministre avait fait comprendre que « one innocent person in prison is one too many ». « It is now open to a convicted person to make an application for review and retrial before the Court of Criminal Appeal, or to make an application to the Human Rights Division of the National Human Rights Commission which may refer the matter to the Court of Criminal Appeal. Where the Court is satisfied that there is fresh and compelling evidence in relation to an offence, it can quash the conviction and make an order for retrial ».
« Ni le les membres de la Commission nationale des Droits de l’Homme ni ceux de la division responsable des droits humains n’ont été nommés », s’insurge Paul Bérenger. Si c’était le cas, l’affaire des détenus de l’Amicale de Port-Louis aurait déjà été entendue, ajoute-t-il.
Le leader de l’Opposition commentera également la grève de la faim de Sylvio Michel et des membres des Verts Fraternels alors que les discussions avec le gouvernement ont atteint un deadlock.