La Journée mondiale de l’Hydrographie a été marquée cette semaine par une visite à bord du patrouilleur CGS Barracuda, d’une exposition d’équipements hydrographiques à bord de ce bateau et de la remise des cartes nautiques des passes de Maurice. Pour rappel, l’hydrographie est cette branche de la géographie ayant pour objet de lever les plans du fond des mers et des fleuves.
« J’ai maintenant le plaisir de remettre à son excellence le haut-commissaire de l’Inde à Maurice, Abhay Thakur, des cartes nautiques de la phase 3 du sondage des passes navigables de Maurice (« Survey of Navigable Passes »), qui résulte d’une étude plus compréhensive entreprise par l’Hydrographic Unit de mon ministère. Je suis persuadé que les résultats de ces relevés hydrographiques permettront de mettre à jour à l’avenir les produits de navigation de la région. Je comprends que ces données seraient également partagées avec tous ceux concernés afin de maximiser son utilité », a déclaré le vice-Premier ministre et ministre du Logement et des Terres, Showkutally Soodhun. Il intervenait cette semaine à bord du patrouilleur CGS Barracuda dans le cadre d’une cérémonie protocolaire marquant la Journée mondiale de l’Hydrographie, célébrée le 21 juin chaque année.
Le ministre a auparavant rappelé que le thème cette année de cette journée mondiale est “Cartographier nos mers, océans et voies navigables – plus important que jamais”. « Ce thème nous rappelle que 90% des fonds des océans et presque la moitié des secteurs marins près des côtes restent encore à être cartographiés de manière systématique et moderne, et cela démontre l’urgence de combler cette lacune », a-t-il indiqué.
Showkutally Soodhun a ajouté que Maurice, avec sa zone économique exclusive (ZEE) de 2,3 millions de km2, a « d’énormes opportunités à saisir » dans les eaux environnantes. « Notre capacité à transformer ces énormes opportunités en des business profitables déterminera notre succès à réaliser notre vision d’un état côtier développé dans la ligue des pays à hauts revenus », a-t-il martelé. Et d’ajouter que le gouvernement a déjà identifié plusieurs de ces secteurs prometteurs pour réaliser cette vision. « Les plus importants se réfèrent à l’exploitation des fonds marins pour des hydrocarbures et les minéraux, la transformation des fruits de mer et l’aquaculture, les énergies renouvelables marines et des services portuaires », a-t-il élaboré.
Le ministre s’est ensuite félicité que l’Inde a été, « depuis le début », partenaire de Maurice dans le domaine de l’hydrographie. « Sous l’égide d’un protocole d’accord signé en 2005, d’immenses progrès ont été faits pour cartographier notre vaste ZEE. Nos ports, les chenaux de navigation intense, l’entière île Maurice, Agaléga, des parties de Rodrigues et de St-Brandon ont été jusqu’ici cartographiés. Ces cartes de navigation, publiées par le National Hydrographic Office, sont largement utilisées par les marins et par tous ceux concernés. Nous envisageons maintenant d’étendre ce projet hydrographique à 14 cartes », a-t-il annoncé.
Showkutally Soodhun s’est félicité que les sept cartes existantes ont toutes obtenu l’International Status (INT) durant la 13th South African and Islands Hydrographic Commission Conference. « L’INT donne une visibilité internationale à ces cartes hydrographiques et contribue à la sécurité à la navigation d’environ 30 000 navires qui passent au large de Maurice par an », a-t-il dit, avant de parler de l’Hydrographic Unit de son ministère.
Le ministre a ensuite inauguré une exposition d’équipement hydrographique à bord du CGS Barracuda avant de le visiter. Le haut-commissaire de l’Inde à Maurice, Abhay Thakur, et l’Officer in Charge de l’Hydrographic Unit, le commandant Pradeep Singh, ont également pris la parole. Le premier nommé a assuré Maurice du soutien « continu » de l’Inde dans le domaine de l’hydrographie.