Une énième scandale frappe encore de plein fouet le Mauritius Turf  Club. Cette fois le scandale concerne directement le board des commissaires administratifs autour de ce qu’on appelle désormais l’affaire Paterson-Buttié.Le commissaire Jean-Michel Giraud, qui a pris l’avion vendredi pour un voyage d’affaires, a nettement indiqué à Week-End qu’il se dissocie de la teneur du communiqué du MTC sur ce que le club considère comme l’affaire Arena.
«Je me dissocie complètement de ce communiqué. Du reste, j’ai eu l’occasion de dire le fond de ma pensée à qui de droit au MTC. Déjà, je n’étais pas d’accord avec le premier communiqué de jeudi, alors que celui de vendredi est pire», lâche, comme un pavé dans la mare, le commissaire administratif.
En effet, après moult tentatives, Week-End a été mis en présence de ce fameux communiqué de jeudi  qui comprend également trois phrases, mais avec un changement important au No 2. Dans le premier communiqué qui porte la signature de Benoit Halbwachs, il était question que le board des commissaires «Ayant écouté la version de M. Paterson, les commissaires sont satisfaits de ses explications.».
Or, la version corrigée après les contestations de Jean-Michel Giraud n’est pas mieux,  même si Gilbert Merven a affirmé dans un courriel qu’il «respecte l’opinion» de son collègue. La sortie du vrai communiqué, qui nous a été envoyé à 15h22 par les soins de bureau de communication du MTC, parle  d’allégations infondées. «Ayant écouté la version de M. Paterson, les commissaires sont satisfaits que les dites allégations sont infondées.» (voir communiqué plus loin).
Ce qui a pour effet de produire une poussée de colère chez le commissaire Jean-Michel Giraud qui avoue à Week-End ne pas comprendre la démarche de son comité. «Ian Paterson a été mis devant les faits et il les a acceptés. Donc, je ne vois pas où il y a eu des allégations. De plus, s’il y avait des allégations le club aurait dû faire une enquête complète pour entendre tous ceux qui sont concernés par cette triste affaire», martèle notre interlocuteur.
Il va sans dire que ce qui n’était connu que par certains initiés du board des commissaires à savoir que ce même board n’est pas sur la même longueur d’ondes, est maintenant du domaine public.