Venir en aide aux femmes SDF, c’est le nouveau challenge sportif et caritatif que IBL on the Move a choisi de relever. La sixième édition démarre le 3 mars à Azuri, à compter de 7h, et soutiendra l’Ong Passerelle à travers son projet “Un Abri Pour Elles”. Ainsi, tous les fonds recueillis iront directement à la cause de ces femmes sans abri. Athlètes profes- sionnels et amateurs sont invités à s’inscrire jusqu’au 18 février.

Pour rappel, IBL On The Move est un évènement annuel qui s’associe à une noble cause et encourage les participants à pratiquer un sport, tout en passant un bon moment en famille. Le relais/triathlon, la natation, la course et la bicyclette seront mis en avant pour la présente édition. Ceux qui veulent participer peuvent se rendre sur le site www.iblonthemove.com ou sur la page Facebook “IBL on the Move” pour plus d’informations.

Hier lors d’une rencontre avec les médias, des femmes battues ont témoigné de leur souffrance. Parmi elles, certaines dorment sur la plage ou dans des arrêts d’autobus. Comme Ornella, qui ne pouvait honorer le paiement mensuel de la location de sa maison et s’est retrouvée à la rue. Ou Reena, victime d’un mari qui la bat. « Mo finn bizin sove al dormi lor lagar. Mo famiy finn rezet mwa. Mo finn gagn enn plas dan Passerelle. Mo soufrans li enorm ». D’autres n’ont pu poursuivre leur récit ; la gorge nouée, elles ont fondu en larmes. À la fin de la conférence de presse, Ornella a entonné la chanson I run to you qui a ému l’assistance présente.

Arnaud Lagesse, CEO d’IBL, s’est dit interpellé par la cause de femmes SDF, « une dure réalité », observe-t-il. « Elles s’exposent au danger, au froid, et avec elles, il y a aussi leurs enfants. Il est plus que temps de réagir. La compétition IBL On The Move permet à ceux et celles qui s’inscriront pour la course de participer directement à la mise sur pied de cet abri d’urgence ».

Mélanie Valère, directrice et fondatrice de l’Ong Passerelle, indique que l’objectif de l’association est d’éradiquer l’errance de la femme. « J’ai commencé par héberger des femmes qui étaient à la rue, ensuite je me suis rendu compte qu’il fallait mettre en place une structure, car la féminisation des SDF est une triste vérité. Beaucoup de ces femmes vivent dans la rue avec leurs enfants, elles sont des victimes de la société. On reçoit en moyenne sept appels par jour, il y a urgence de réagir. »