Quelque Rs 700 millions ont été investies à Maurice par le groupe IBL durant les années financières 2012 et 2013, a indiqué ce matin le CEO du conglomérat, Nicolas Maigrot, lors de la présentation à la presse des résultats financiers du groupe pour l’année 2013. Le chiffre d’affaires du groupe se situe autour de Rs 20 milliards alors que son profit opérationnel a connu une hausse de 21 % passant de Rs 1,018 milliard en 2012 à Rs 1,231 milliard cette année. C’est le secteur du Seafood qui a connu la meilleure croissance. Sa contribution au revenu total du groupe est estimée à 31 %.
« Nous sommes satisfaits des solides résultats financiers pour l’année financière 2012-2013. Nos objectifs ont été atteints cette année grâce aux travail accompli par nos équipes et les mesures prises pour faire face au contexte difficile, notamment en ce qu’il s’agit de l’innovation, des synergies d’efficience et de création de valeur ajoutée. IBL fait preuve d’une bonne résilience face à la rise mondiale, ce qui nous permet aujourd’hui de présenter des chiffres très satisfaisants marqués par une bonne croissance de son chiffre d’affaires et de ses profits opérationnels. Pour l’avenir, nous continuerons à privilégier notre vision de “go beyond boundaries” à tous les niveaux en tablant sur l’innovation et la valeur ajoutée », a déclaré Nicolas Maigrot. Il estime que sur le point de vue du développement géographique, « l’Afrique reste un continent avec un fort potentiel de croissance où les opportunités ne manquent pas pour les entreprises mauriciennes. Mais toutefois, sans oublier Maurice, car nous croyons aussi que l’avenir d’IBL se joue localement », a insisté Nicolas Maigrot. Il a passé en revue la performance sur les six principaux secteurs du groupe à savoir le commerce, l’ingénierie, les services financiers, la logistique, la distribution, le seafood et la marine biotechnologie. De ces six secteurs, celui du seafood a largement contribué aux bons résultats du groupe avec des profits de l’ordre de Rs 560 millions contre Rs 336 millions en 2012.
« L’amélioration de l’efficacité de l’usine de transformation de thon et de nouveaux investissements dans la fabrication des produits à valeur ajoutée plus élevée ont contribué à la bonne performance de l’opération. La production de farine de poisson a bénéficié des conditions favorables avec la mise en oeuvre réussie d’une technologie de pointe pour la production d’un produit de meilleure qualité », explique Gaëtan Lan, Chief Financial Officer d’IBL.
M. Lan a observé que la chaîne de supermarchés Winners a connu une année mitigée, affichant une baisse de 16,5 % de profits de 2012 à 2013. « Cela s’explique par une concurrence acharnée entre un nombre croissant de compétiteurs dans un marché stagnant, couplé avec un comportement du consommateur de plus en plus prudent. La marge est restée à un niveau très faible. Toutefois, IBL et Winners restent attachés au même modèle d’entreprise qui a fait son succès à savoir être proche des clients », insiste Gaëtan Lan.
Malgré la baisse d’activité dans le secteur de la construction, le secteur de l’ingénierie a vu une amélioration de ses résultats cette année. L’un des principaux facteurs a été la réorganisation des ressources humaines et des structures opérationnelles commencée en 2012. L’IBL a fait l’acquisition de Robert Le Maire qui est désormais connu comme Engitech. L’accent a été mis sur la restructuration des activités Engineering et l’intégration de la main-d’oeuvre de l’ex-RLM au sein du Groupe.
IBL continue de renforcer sa présence sur le plan international en particulier en Afrique avec l’acquisition de 50 % de Fresh Cuts en Ouganda. Le groupe a conclu un accord de partenariat public-Privé en février 2013 avec le gouvernement gabonais. L’objectif est d’exporter son savoir-faire et de développer l’industrie du seafood du Gabon. Nicolas Maigrot s’est réjoui de la visite prochaine du président du Gabon à Maurice. Ce dernier pourra visiter les installations de Seafood ainsi que le chantier naval.
Le président du conseil d’administration d’IBL, Arnaud Lagesse a pour sa part observé que « bien qu’IBL soit un groupe qui scrute les opportunités à l’international comme c’est déjà le cas au Gabon et en Ouganda, le port d’attache d’IBL demeure Maurice où le groupe emploie plus de 7 000 personnes localement et a investi Rs 700 millions durant les deux dernières années financières ».