On avait prévu que la tactique pouvait être déterminante dans le résultat final de cette épreuve. L’écurie Foo Kune avait les cartes en main avec Ryder Cup et Captain Firth qui paraissaient les plus rapides du lot. Le premier nommé se retrouva vite en tête et son jockey put contrôler l’épreuve et résister à ses poursuivants. L’écurie Foo Kune fit même un et deux car Captain Firth prit la deuxième place.
Pour Foo Kune, les choses étaient simples. Il fallait coûte que coûte être en tête de l’épreuve et faire de sorte de compliquer la tâche des adversaires. Pour ne pas avoir trop de retard à refaire au cas où Ryder Cup réduisait la course à un sprint, Johnny Geroudis avait pris l’option de suivre plus proche que d’habitude. Cependant, Polar Royale se retrouva avec le nez au vent vu que Captain Firth avait décidé de conserver la corde. Du côté de Donnie Brasco, il avait aussi été décidé de se placer proche des chevaux de tête. Ainsi, la monture de Rye Joorawon se retrouva dans le dos de Polar Royale. Zambezi Torrent, lui, se contenta d’évoluer tranquillement à son rythme. Il était dans un premier temps placé derrière Donnie Brasco.
Pendant que tout ce beau monde essayait de trouver la position idéale pour essayer de contrecarrer les plans du cheval de tête, ce dernier avait déjà réussi le plus difficile. C’est-à-dire imprimer un train modéré dans les premiers 500m et, par la suite, imposer un rythme qui empêcherait toute attaque venant d’un de ses adversaires. Ainsi, on vit Ryder Cup monter en tempo dès l’amorce de la ligne droite d’en face. Polar Royale fut contrait de camper sur sa position. Zambezi Torrent tenta quelque chose, mais se retrouva en troisième épaisseur.
Tout reposait alors sur les épaules de Polar Royale et, à un degré moindre Donnie Brasco. Aussi, quand Polar Royale passa à l’attaque pour revenir rapidement à la hauteur de Ryder Cup, on se dit que ce dernier courberait l’échine. C’était toutefois mal connaître ses possibilités du jour. Sous la cravache de Sherman Brown, il versa à l’intérieur avant de sortir un joli coup de reins. Polar Royale ne vit que du feu et ne put soutenir la comparaison. Zambezi Torrent fut incapable de passer à la vitesse supérieure. Donnie Brasco revint quelque peu, mais fut contraint de lutter pour un accessit. Dans cette bataille pour les lauriers, ce fut finalement Captain Firth qui eut le dernier mot.
Si on regarde de plus près les temps séquentiels de la course, on peut dire que Sherman Brown a joué à merveille la carte tactique. Le dernier kilomètre fut couvert en 58”02, ce qui est remarquable. On trouve toutefois que c’est en conservant le même rythme pour accélérer à 600m de l’arrivée qui lui permit de pousser ses poursuivants dans leurs derniers retranchements. Captain Firth réalisa une bonne course. Donnie Brasco sut quelque part profiter du fait que la course ne fut pas lancée dans sa partie initiale pour être présent à l’arrivée. Quant à Polar Royale et Zambezi Torrent, disons que les conditions ne furent pas en leur faveur.