Afin de soutenir la transition du IPv4 (Internet Protocol Version 4) vers l’IPv6 (Internet Protocol Version 6), un groupe de travail, la National IPv6 Task Force, sera bientôt constitué, annonce l’Information and Communication Technologies Authority (ICTA). Avec le nombre grandissant d’utilisateurs d’internet, la demande se fait pressante pour allouer plus d’espace pour les adresses, ce qui n’est plus possible avec l’IPv4.
Lorsqu’un ordinateur est connecté à internet, il possède une adresse IP (Internet Protocol), une sorte d’adresse postale qui permet d’identifier l’ordinateur de manière unique sur le net. La version actuelle du protocole internet, IPv4, mise en place dans les années 1970, permettait l’accès à un peu plus de 4 milliards d’adresses. À l’époque, c’était plus que suffisant et il était pratiquement inimaginable qu’il y aurait un jour suffisamment de machines sur un unique réseau pour que l’on commence à manquer d’adresses disponibles. Avec le nombre de connexions qui augmente, l’IPv4 ne suffit donc plus aujourd’hui pour fournir une adresse à chacun des habitants de la planète. Le même principe s’adapte aux numéros de téléphone. L’IPv4 qui comprend 32 bits pour une adresse de protocole internet peut contenir approximativement 4 milliards d’adresses, tandis que l’IPv6 offre environ 340 nonillions d’adresses et permettra de maintenir la croissance de l’internet. Cette expansion permettra ainsi la connexion d’un plus grand nombre d’appareils et d’utilisateurs.
La constitution d’un groupe de travail fait suite à la publication d’un document de consultation en mars 2011 par l’ICTA, « Les enjeux liés à la transition de l’IPv4 vers l’IPv6 à Maurice ». La décision de créer ce groupe de travail national pour l’IPv6, explique l’ICTA, est un des aboutissements de l’exercice de consultation effectué par l’Autorité et qui a obtenu l’accord du gouvernement le 12 août dernier. Le gouvernement, précise l’ICTA, a aussi agréé à jouer un rôle clé pour mener à bien la migration vers l’IPv6 et concernant les enjeux au niveau de la régulation liés à la transition de l’IPv4 vers l’IPv6.
Au cours de son exercice de consultation, en mars dernier, l’ICTA s’est appesantie sur le besoin de migrer vers l’IPv6. L’Autorité a également mené en parallèle une étude technique auprès de tous les fournisseurs d’accès à l’internet locaux afin d’évaluer leur capacité à proposer des services IPv6 au public à Maurice. Un atelier de travail est prévu d’ici à la fin de cette année afin de sensibiliser tous les partenaires et parties prenantes concernés sur la transition IPv4 vers IPv6.