Réunir sous un seul toit des investisseurs potentiels en vue de leur démontrer les capacités et le potentiel du pays en matière des Technologies de l’information et de la Communication (TIC) et du Business Process Outsourcing (BPO). C’est la raison d’être du premier forum d’investissement destiné à ce secteur lancé hier par le président de la République Kailash Purryag en présence des ministres Tassarajen Pillay Chedumbrum (TIC) et Arvin Boolell (Affaires étrangères).
L’ambition de Maurice est claire : se positionner comme base d’investissement pour l’Afrique, en prenant avantage de ses connexions économiques, historiques et culturelles avec l’Asie et l’Afrique. Lors des différents discours prononcés ce matin à l’ouverture de ce forum de haut niveau à l’hôtel Intercontinental par le ministère des TIC en collaboration avec celui des Affaires étrangères et le Board of Investment (BOI), il ressort que Maurice possède les atouts et un climat des affaires idéal pour l’investissement étranger ; cette rencontre, qui prend fin demain, a pour thème Leveraging Mauritius as a hub for business growth and new markets et réunit des investisseurs étrangers et délégués provenant de l’Inde, d’Australie, de la Malaisie, des États-Unis, du Brésil, d’Afrique du Sud, du Nigeria, du Kenya, du Tchad et de l’Ouganda.
Pour Tassarajen Pillay Chedumbrum, l’Afrique est ainsi bien partie pour une révolution économique. « It is an undeniable fact that the continent of Africa has known remarkable growth during the past years and is now home to tantalising economic and commercial prospects », a souligné le ministre des TIC dans son discours qui citait une phrase de la Banque mondiale selon laquelle l’Afrique est en phase de décollage économique, tout comme la Chine il y 30 ans et l’Inde, 20 ans de cela.
Les ministres Boolell et Chedumbrum ont mis en avant Maurice comme une destination attractive pour l’investissement, en particulier pour les activités dans le domaine des TIC/BPO. Arvin Boolell a présenté Maurice comme un pays détenant un environnement propice en termes du climat d’investissement, la protection de l’investissement grâce à son vaste réseau d’accords pour la promotion et la protection des investissements, l’efficacité fiscale ou encore l’accès préférentiel aux marchés des blocs commerciaux régionaux comme la SADC et le COMESA.
Tassarajen Pillay Chedumbrum a pour sa part mis l’accent sur les bonnes notes du pays sur la scène internationale, notamment en se classant 19e du Doing Business Report 2013 de la Banque mondiale, 47e sur le plan mondial au niveau du Nework Readiness Index et premier par la même occasion en Afrique-Subsaharienne. Il a également cité plusieurs initiatives et mesures prises par les autorités pour d’une part faciliter les affaires et promouvoir le développement du secteur.
Lançant un appel direct aux investisseurs étrangers, le ministre des TIC a déclaré que ces derniers « ne devraient pas avoir peur d’investir dans un pays aussi éloigné sur la carte mondiale », tout en s’appuyant sur les avantages que présente Maurice en matière d’investissement. Les autorités, en l’occurrence le ministère des Affaires étrangères, dit-il, redoublent d’effort et d’initiatives, aussi bien au niveau régional que global, en vue de favoriser et renforcer les liens économiques avec les pays amis et les blocs régionaux. Il a aussi fait part des négociations en cours avec l’Union européenne, sous l’Economic Partnership Agreement, et au niveau de l’Organisation mondiale du commerce en vue des négociations pour un plurilateral agreement avec environ 50 pays membres sur l’expansion du Information Technology Agreement. Cet accord, a précisé M. Chedumbrum, sera finalisé le mois prochain et son objectif et de favoriser le commerce en éliminant les taxes sur les produits IT. Maurice a également signé un accord de principe avec les États-Unis, le plus grand marché à travers le monde en matière des TIC et de l’externalisation, sous le Trade and Investment Framework Agreement (TIFA).
Le président de la République Kailash Purryag a pour sa part exprimé sa confiance dans le secteur qui, dit-il, est sur la bonne voie du progrès.