En attendant la destruction de la base de données relative à la carte d’identité biométrique, qui figure comme promesse électorale du gouvernement actuel, la Plateforme No to Biometric Data on ID Card souhaite une solution temporaire, surtout pour ceux ayant choisi de ne pas posséder la nouvelle pièce d’identité avec obligation de soumettre leurs empreintes digitales.
Jeff Lingaya est catégorique : « Nous nous sommes montrés très raisonnables avec l’espoir que le gouvernement trouve une solution rapide pour le dossier carte d’identité. La destruction de la banque de données, où les empreintes digitales et photos biométriques de la nouvelle carte d’identité nationale sont stockées, figurait parmi les 12 priorités de L’Alliance Lepep pour les trois premiers mois au gouvernement et, depuis la prise au pouvoir, le 11 décembre 2014, ce délai est arrivé à échéance le 11 mars dernier, sans compter l’ancienne carte d’identité en laminé expire le 31 mars prochain. » Le porte-parole de la plateforme se dit inquiet pour ceux et celles qui auront par choix décidé de bouder la carte biométrique actuelle avec obligation de soumettre leurs empreintes digitales et qui en attendent un “move” du gouvernement, craignant qu’ils se retrouvent des « victimes » ne pouvant accéder aux services sociaux. Il est rejoint dans ses propos par Fabrice Ramet, autre membre influent de la plateforme, qui souligne que le fait ne pas posséder de carte prive les citoyens de leurs droits fondamentaux, notamment à l’accès aux services de santé et les transactions bancaires. Le cas d’une jeune femme enceinte, qui n’aurait pas pu accéder à son dossier médical dans un hôpital du pays, et qui par conséquent n’a pu bénéficier d’une échographie pour n’avoir pas présenté sa pièce d’identité, est cité. Sans compter les jeunes qui viennent d’atteindre leur majorité et qui attendent que le gouvernement procède à la destruction de la base de données, ajoute Jeff Lingaya.
Dans une lettre adressée récemment au Premier ministre, sir Anerood Jugnauth – avec copie aux ministres Pravind Jugnauth, Pradeep Roopun, Ravi Yerrigadoo, Roshi Bhadain, Fazila Daureeawoo et Alain Wong –, la plateforme fait ressortir qu’une catégorie de citoyens n’ayant pas opté pour faire la conversion à la nouvelle carte biométrique « are being marginalised in connection to social and commercial services, health care, travel and civil status administratives, procedures, to name a few, all of which represent prejudices being inflicted on innocent citizens being barre of their basic fundamental citizens rights ».
La Plateforme No to Biometric Data on Id Card exhorte le gouvernement actuel de se prononcer sur une solution temporaire en attendant le jugement de la Cour suprême sur les deux cas pour contester la carte d’identité devant la justice et mis en délibéré par le Front Bench ayant écouté l’affaire, étant donné que le délai du 31 mars arrive bientôt. D’ici là, la plateforme a prévu une autre action de mobilisation le 28 mars prochain.