Depuis ce matin, au Jardin de La Compagnie, la Plateforme No to Biometric Data on ID Card galvanise les citoyens et les opposants à la carte d’identité biométrique pour loger de multiples plaintes à la National Human Rights Commission (NHRC) et à la police. Celles-ci font référence aux craintes des opposants quant à l’accès à une série de services fournis par l’État ou les institutions bancaires aux personnes qui n’auront pas encore réclamé leur nouvelle carte après le 31 octobre 2014, date à laquelle la validité de la carte en laminé prend fin.
Dans la plainte qui devait être déposée aux Casernes centrales durant la journée, les opposants et citoyens ayant répondu présents à l’appel de la Plateforme pour cette dernière mobilisation ont déclaré « vivre dans la frayeur » d’aller en prison et de devoir payer une amende s’ils ne soumettaient pas leurs empreintes. Ces personnes ont fait part de leurs appréhensions quant à l’accès aux services sociaux et bancaires et au sort réservé aux personnes du troisième âge pour bénéficier de leurs pensions de vieillesse passé la date butoir du 31 octobre prochain.
Des modèles des plaintes rédigées par l’avocat Me Rama Valayden avaient été envoyées la veille dans les boîtes mails de ceux inscrits dans le réseau d’informations de la Plateforme afin qu’ils consignent des dépositions dans les postes de police les plus proches. Une copie de la plainte a aussi été distribuée aux membres du public au Jardin de La Compagnie où sont mobilisés les sympathisants de la Plateforme depuis 9 h ce matin. Une procession a quitté le Jardin de La Compagnie à 14 h pour se rendre au bureau de la National Human Rights Commission (NHRC) où les plaintes ont été déposées. Une veillée nocturne est aussi prévue devant le Human Rights Corner, près du théâtre de Port-Louis.