Le gouvernement est en train de prendre les mesures nécessaires pour détruire prochainement toutes les données des Mauriciens contenues dans la base de données centralisée, informations prélevées lors de l’exercice d’enregistrement pour obtenir la nouvelle carte d’identité nationale biométrique. C’est ce qu’a déclaré Pravind Jugnauth hier. Le ministre des Technologies de la Communication et de l’Innovation intervenait lors de l’ouverture d’un atelier sur l’Open Data Readiness Assessment à la Lunch Room de l’Assemblée nationale, organisé par le ministère et la Banque mondiale.
Pravind Jugnauth faisait référence au jugement de la Cour suprême dans l’affaire logée par Rajah Madhewoo et lui-même afin de contester la carte d’identité biométrique, dont l’enregistrement avait obligé les futurs détenteurs à soumettre leurs empreintes digitales, et que l’État sauvegarde ces données « sensibles » dans une base de données centralisée à Ébène. La Cour suprême avait notamment statué que le stockage de ces données (photos, empreintes…) était « anticonstitutionnel ».
Quelques jours plus tôt, soit à un congrès nocturne organisé vendredi dernier par l’Alliance Lepep à Curepipe dans le cadre des élections municipales, Pravind Jugnauth avait fait savoir que le gouvernement allait travailler sur une formule qui respecterait la décision de la Cour suprême et qui minimiserait les pertes en termes d’argent public déjà dépensé dans ce projet…