Rajah Madhewoo a décidé de retirer sa motion de l’appel du rejet de la demande d’injonction, suite à une demande initiale déposée le 30 septembre en Cour suprême et qui avait été rejetée le 14 octobre 2013. Ses hommes de loi ont déposé cette motion devant le Chef Juge Keshoe Parsad Matadeen hier.
Sa décision, explique Rajah Madhewoo, a été motivée par la date de son procès principal, qui coïncide avec la date où sa motion de l’appel devrait être appelée suivant le déroulement du calendrier de la Cour. Rajah Madhewoo avait décidé de faire appel de la décision du juge David Chan Kan Cheong, qui avait “set aside” sa motion en octobre 2013 pour faire stopper le projet de conversion de la nouvelle carte d’identité. Rajah Madhewoo avait avancé que l’obligation d’avoir à soumettre ses informations biométriques enfreint son droit constitutionnel à la vie privée et affectera son droit à la liberté de mouvement. Le juge avait estimé que le plaignant n’a pu démontrer l’urgence d’une quelconque violation et/ou infraction de ses droits constitutionnels nécessitant l’intervention du juge puisque le plaignant avait jusqu’au 15 septembre 2014 pour s’enregistrer en vue d’obtenir la nouvelle carte d’identité (NdlR : la date de validité de l’ancienne carte avant que ce délai soit prolongé de 15 jours par l’État, vu que le procès principal de Madhewoo sera entendu sur le fond à partir du 1er septembre).
Dans la foulée de sa demande d’injonction, Rajah Madhewoo avait logé un “main case” en Cour suprême contre l’État et le ministre des Technologies de l’information et de la communication (TIC), lequel sera entendu sur le fond à compter du 1er septembre 2014 de die in diem devant un Full Bench présidé par le Senior Puisne Judge (SPJ) Eddy Balancy et consisté des juges Ah Foon Chui You Cheong et Asraf Caunhye.
Rajah Madhewoo se dit néanmoins « embêté » par le temps qu’a pris son procès pour être entendu, ayant pour conséquence que les dates pour son appel pour le rejet de la demande d’injonction et son procès principal se rapprochent. « Cela aurait été un gaspillage de ressources et de temps, d’où la décision de retirer l’appel », explique notre interlocuteur. Ce dernier fait par ailleurs référence à la date du 19 janvier 2015, à laquelle la prochaine séance du rejet de l’appel avait été initialement fixée et ramenée au 24 juillet 2014, suite à une demande de ses hommes de loi.
Le psychologue déplore par ailleurs le manque d’informations au public concernant les suites après le 30 septembre 2014, date à laquelle la limite de validité de l’ancienne carte a été étendue, tout en ajoutant que le délai de 15 jours décidé par l’État « n’est pas suffisant », selon ses dires.