« Francophonie, diversité culturelle et stabilité politique », tel est l’intitulé de la conférence que le spécialiste des médias, de la mondialisation et de la francophonie, Dominique Wolton, donnera à l’Institut français de Maurice mardi 26 avril, à 18h. Il revient à Maurice avec le soutien de la COI et du Media Trust, pour lesquels il fera une autre intervention le lendemain à l’Université sur le thème plus large de « Communication, démocratie et stabilité politique ». Ami de Maurice, ce sociologue à la bibliographie généreuse a ces dernières années dirigé l’Institut des sciences de la communication du CNRS, fait partie du conseil d’administration de France Télévision et du conseil scientifique du CNRS, puis fondé et dirigé le Laboratoire Information, communication et enjeux scientifiques du CNRS de 2000 à 2011.
Lorsqu’en 2006, Dominique Wolton a conçu un colloque international sur la francophonie pour le Sénat en France, il a très naturellement pensé à Cassam Uteem pour donner une des allocutions d’ouverture de ce rendez-vous. Lequel a contribué à faire progresser et évoluer la francophonie davantage dans l’ouverture et la diversité. Les actes de ce colloque s’intitulaient avec un petit air de provocation « La mondialisation, une chance pour la francophonie », ce qui a eu le don de susciter l’esprit critique des intervenants. Lorsque Jean-Claude de L’Estrac menait campagne pour accéder au poste de secrétaire général de l’OIF, il faisait partie des signataires de la pétition qui le soutenait, et qui a été publiée dans le quotidien français Le Monde. Dire que Dominique Wolton est un ami de Maurice n’est certainement pas exagéré et sa pensée sur la diversité de la francophonie laisse penser que la sociologie de notre pays l’inspire un peu.
Aujourd’hui en partie libéré de ses obligations professionnelles au CNRS, notamment où il a entre autres fondé l’Institut des sciences de la communication, Dominique Wolton continue de diriger la revue internationale Hermès (du nom du messager des Dieux de l’Olympe) qu’il a créée en 2008, et dont la vocation est d’étudier de manière interdisciplinaire la communication, dans ses rapports avec les individus, les techniques, les cultures et les sociétés. Depuis plusieurs années, Dominique Wolton s’est particulièrement penché sur les conséquences politiques et culturelles de la mondialisation de l’information et de la communication. Pour lui, l’information et la communication sont un des enjeux politiques majeurs du 21e siècle et la cohabitation culturelle doit s’imposer comme condition de la troisième mondialisation.