Les recommandations dégagées hier à l’Institut Français de Maurice (IFM) dans le cadre du « Dialogue ouvert avec la société civile », organisé par le Global Environment Facility-Small Grants Programme (GEF-SGP) et l’Ambassade de France, seront transmises au gouvernement mauricien et à la 21e Conférence des Nations unies sur le Changement Climatique (COP 21) qui se tiendra à Paris en décembre prochain. C’est ce qu’a annoncé Pamela Bappoo-Dundoo, conseillère écologique et coordinatrice du GEF-SGP, à l’issue de cet exercice.
« Nous allons maintenant retranscrire ces recommandations dégagées durant ce « Dialogue ouvert avec la société civile » et les envoyer au ministère des Affaires étrangères de Maurice ainsi qu’à la 21e Conférence des Nations unies sur le Changement Climatique (COP 21) qui se tiendra à Paris en décembre prochain », a annoncé Pamela Bappoo-Dundoo, conseillère écologique et coordinatrice du Global Environment Facility-Small Grants Programme (GEF-SGP) à cette trentaine de représentants d’ONG, d’organisations citoyennes et de ministères qui ont participé deux heures durant à ce « Dialogue ouvert avec la société civile » à l’Institut Français de Maurice (IFM), Rose-Hill.
Ce « Dialogue » a également vu la participation active de deux parlementaires de l’opposition, Osman Mahomed et Ezra Jhuboo. Il a été organisé par le GEF-SGP et l’Ambassade de France dans le cadre du 20e anniversaire du GEF-SGP et en vue de la COP 21 qui se tiendra à Paris en décembre 2015.
Deux heures durant, les participants à ce « Dialogue » ont planché sur cinq thèmes arrêtés préalablement par les organisateurs. Ces thèmes sont notamment l’Agriculture, le Changement climatique, l’Énergie, la Biodiversité et les Déchets. Pour les besoins de cet exercice, les participants ont été répartis en groupes de six à sept personnes, chacun choisissant un thème.
Les membres de chacun des cinq groupes ont ensuite eu 6 minutes pour déterminer ce qu’ils considéraient comme les « enjeux » de chacun de leur thème respectif et les inscrire sur un tableau. Après ce premier exercice, les groupes ont été invités à « tourner » pour prendre un autre thème et ajouter « leurs enjeux ». Ceci dans le silence le plus absolu, a insisté Manoj Vaghjee du Comité de pilotage du GEF-SGP qui officiait comme maître de cérémonie.
Les participants ont ensuite été invités à cocher les enjeux qui estimaient être les plus importants en faisant le tour des tableaux. Ensuite, Manoj Vaghjee leur a demandé d’encercler les enjeux qui ont obtenu plus de trois coches.
Dans un quatrième temps, l’animateur a demandé aux participants de choisir trois parmi les enjeux qui ont eu plus de trois coches. Ces enjeux ainsi priorisés ont alors été inscrits sur une autre feuille de papier et le groupe a été invité à inscrire des recommandations pour chacun des enjeux choisis.
Les participants ont ensuite été invités à s’asseoir en cercle pour une « prise de parole » pour expliquer leur sentiment par rapport à cet exercice de dialogue. Ils ont, à l’unanimité, félicité les organisateurs de l’occasion qui leur a été donnée d’exprimer leurs attentes par rapport à la préservation de l’environnement à travers cet exercice autour des cinq thèmes choisis.
« Cet exercice interactif complexe vous aura permis d’apprendre à discuter en groupe, à écouter, à entendre, à accepter le choix des autres sans discuter (d’où le silence exigé) et à transformer vos idées en écritures et vos choix en actions (c’est-à-dire en recommandations) », a expliqué Manoj Vaghjee à la fin de l’exercice.
Pamela Bappoo-Dundoo s’est pour sa part félicitée que les participants auront réussi à dégager en moins de deux heures, pas moins d’une quinzaine de recommandations. « C’est gratifiant de retrouver dans ces recommandations, ce qu’on pense tous. Cela démontre qu’il y a une mouvance des Mauriciens à vouloir préserver leur pays », a-t-elle indiqué.
Au début de ce « Dialogue », l’ambassadeur de France à Maurice, Laurent Garnier, a expliqué l’importance de cet exercice en vue de la COP 21.