La mère d’un enfant, aujourd’hui âgé de quatre ans, a obtenu gain de cause en Cour suprême, où elle avait logé une plainte contre le père de ce dernier, lequel a finalement perdu son autorité parentale car ayant abandonné son fils avant de disparaître en Australie. Le jugement a été rendu par la juge Gaytree Jugessur-Manna en fin de semaine dernière.
Dans sa plainte, la femme, qui a retenu les services de Mes Imtiaz Mamoojee comme avocat et Pazhany Rangasamy comme avoué, a demandé à la cour d’émettre un ordre pour « (a) declaring and decreeing that there has been a “déchéance de l’autorité parentale” on the part of the defendant in respect of his minor child ; (b) directing that the defendant is “hors d’état de manifester sa volonté pour cause de
l’éloignement ou toute autre cause” ; (c) revoking the right by the defendant to exercise parental right over the minor child ; (d) entrusting to the plaintiff the exclusive right to administer the goods of the said minor child and also to exercise over the latter “l’autorité parentale seule” until he attains
the age of 18 ; and (e) such other order/s that the Court may deem fit in the circumstances ».
Les parents de l’enfant se sont rencontrés en 2008 et sont tombés amoureux l’un de l’autre. De cette union est né un enfant le 28 août 2010. Mais un mois plus tard, le père a cessé de le voir et de pourvoir à ses besoins. Depuis, il n’a montré aucun intérêt envers son fils. Selon la plaignante, le défendeur a même quitté le pays pour partir en Australie, à une adresse inconnue. De ce fait, la plainte n’a pu être servie personnellement sur le défendeur et les documents relatifs ont été envoyés à sa dernière adresse connue, à Floréal. L’assignation à comparaître a aussi été publiée dans deux quotidiens.
Le jour du procès, un officier du Bureau des Passeports et de l’Immigration est venu affirmer que le défendeur avait quitté le territoire le 2 mars 2013 et n’avait pas regagné le pays depuis. De son côté, la plaignante a fait ressortir que, depuis qu’il a cessé de voir son enfant, l’accusé n’a jamais repris contact avec elle, et ce alors qu’il connaissait son adresse résidentielle, son e-mail et son numéro de téléphone. Après avoir cité les provisions de la loi du Code civil, le juge a donc donné gain de cause à la plaignante.