En quelques films seulement, Sergio Leone aura réussi à relancer la dynamique du 7e art italien et marquer de son empreinte le cinéma mondial. Maître du western spaghetti, il aura aussi apporté une vision inhabituelle de l’Amérique. Retour sur le parcours de ce célèbre cinéaste.
Disparu il y a déjà 25 ans déjà, le 30 avril 1989, Sergio Leone est entré, avec quelques films seulement à son actif, au panthéon du cinéma. Ses oeuvres, tout le monde les connaît par coeur, pour les avoir vues au moins une fois dans leur vie. Il était une fois dans l’Ouest, Pour une poignée de dollars, Le bon, la brute et le truand… Autant d’oeuvres entrées, depuis plusieurs décennies déjà, dans le cercle très fermé des classiques du cinéma. Des films qui, plus que de simplement divertir, auront apporté un éclairage tout particulier sur le pays de l’Oncle Sam, et plus particulièrement encore sur la conquête de l’Ouest américain. En sus de faire connaître au monde entier un jeune acteur, alors complètement inconnu, un certain Clint Eastwood, ainsi que le compositeur Ennio Morricone, qui signera la musique de tous ses films.
Sergio Leone naît le 3 janvier 1929 à Rome, en Italie, où il s’éteindra d’ailleurs 60 ans plus tard. Fils de l’actrice Brice Valerian et du metteur en scène Vincenzo Leone, le jeune Sergio baignera naturellement dans l’univers du cinéma, notamment en se rendant sur les plateaux de tournage. Littéralement fasciné par le travail de son père, il décidera très tôt de faire carrière dans la réalisation, devenant même, en 1945, le plus jeune assistant réalisateur d’Italie dans le film Le voleur de bicyclette, où il tient d’ailleurs un petit rôle. À la même époque, il fait notamment équipe avec Mario Camerini et Luigi Comencini, ainsi que des personnalités de Hollywood, à l’instar de Robert Wise et Raoul Walsh.