Siégeant en cour intermédiaire, la magistrate Wendy Rangan a reconnu coupable Clovis Bageenauth pour braquage de deux stations-service, muni de sabres et de couteaux, le visage caché par un casque intégral, en décembre 2012 et janvier 2013. Une importante somme d’argent et un téléphone portable avaient été emportés.
Clovis Bageenauth était poursuivi en cour intermédiaire pour « larceny armed with offensive weapon whilst being masked ». Il avait plaidé non-coupable. L’accusé a toutefois concédé avoir effectué deux cambriolages dans des stations-service avec un complice. Les deux braqueurs se déplaçaient en motocyclette et étaient munis de sabres et de couteaux avec lesquels ils menaçaient les employés des stations-service. Lors du premier braquage, une somme de Rs 10 000 et un téléphone portable ont été emportés. Lors du deuxième, les deux hommes seraient partis avec de l’argent qu’ils se sont partagé. L’accusé aurait reçu Rs 50 000.
En Cour, le fils du gérant d’une des stations-service braquées avait affirmé qu’il se trouvait dans un bureau de la station dans la soirée du 7 janvier 2013. Deux hommes armés et le visage caché par un casque intégral sont entrés et ont fait main basse sur une somme d’environ Rs 131 000 et des paquets de cigarettes avant de prendre la fuite. Un employé de la deuxième station-service avait quant à lui été dépouillé de son téléphone portable et une somme de Rs 30 000 avait été extirpée de la caisse. C’est grâce aux enregistrements des caméras de vidéosurveillance des stations-service que les malfaiteurs ont été identifiés.
Clovis Bageenauth a soutenu que ses déclarations étaient fausses, car elles avaient été prises sous contrainte par les policiers. L’accusé avait soutenu avoir été malmené, affirmant qu’il n’a fait que signer les documents que les officiers lui mettaient sous la main. Il a aussi nié avoir été armé et masqué lors des braquages. Lors d’une séance, la défense avait logé une motion contestant l’admissibilité des déclarations de son client données à la police. Selon Clovis Bageenauth, sa version des faits ne reflétait pas la réalité. Malgré tout, l’homme de loi de l’accusé a déclaré quelque temps après qu’il n’insisterait pas sur cette motion.
La magistrate Rangan, dans l’énoncé de son jugement, a soutenu qu’il n’y a pas eu de violence exercée par la police, vu les versions jugées contradictoires de l’accusé. Ses déclarations avaient donc été données volontairement. La magistrate a ainsi pris en compte les aveux de l’accusé et a conclu qu’il a utilisé sa version sous serment comme dernier recours pour pouvoir se disculper.