« Un grand boum” se fit entendre aux alentours de 1h45 dans cet immeuble qui fut longtemps le symbole de cette importante agglomération du nord de l’île. Tout un pan du bâtiment s’écroula dans un immense nuage de poussière avant de laisser place à une scène de panique. Face à l’épouvante, ceux présents ont à peine eu le temps de comprendre ce qui venait de se passer, avant de constater le spectacle de désolation. Les témoignages recueillis et retranscrits dans la presse sont édifiants à plus d’uns titre.
Sur le site de l’explosion, les secours s’organisent mais la hantise d’une seconde explosion gênait quelque peu les opérations devant les appels au secours. Une opération d’envergure fut lancée par la Police.
Alerté peu de temps après, tel que rapporté parLe Mauriciendu lundi 26 juillet 2004, Pascal Tsin, le propriétaire des lieux, arriva, choqué, sur les lieux du sinistre. Après avoir fait le tour pour constater les dégâts, il dit sa crainte quant à la possibilité qu’il y ait des victimes sous les décombres. Et vu l’ampleur de la catastrophe, il ajouta que cette explosion n’avait rien contre sa personne et que ses bonbonnes de gaz étaient intacts.  
Un an après cette explosion meurtrière, l’énigme demeurait entière malgré le déplacement d’experts américains en matière de lutte contre le terrorisme du Federal Bureau of Investigation(FDI) ou ceux des compagnies d’assurances étrangères, en particulier d’Afrique du Sud, ou encore deux duForensic Science Laboratory(FSL). Un rapport initial du FSL le 23 août 2004 accréditant la thèse de la présence d’éléments de nitroglycérine sur les lieux avait soulevé une polémique. Les experts du FBI, Rew Stockham et Ron Kellyj, avaient quant à eux privilégié la thèse de l’explosion du gaz ménager avec les activités du restaurant La Langouste Grillée. Mais cette version des faits n’était pas acceptée par les propriétaires du restaurant où avaient dîné, quelques heures plus tôt, Alain Delon et ses enfants. Des experts sud-africains seront alors appelés à la rescousse en vue de déterminer les causes du sinistre. Les représentants du South African Forensic Fire Investigator(SAFFI), dont les services avaient été retenus par la Mauritius Unionse sont alignés sur la thèse défendue par les experts du FBI.
Une enquête judiciaire dans laquelle ont déposé 118 témoins a été instituée le 10 juillet 2006.
Cette affaire avait aussi donné lieu à plusieurs batailles parlementaires entre Paul Bérenger et Navin Ramgoolam. Paul Bérenger accusant le gouvernement decover-upalors que le Premier ministre soutenait que tout avait été mis en oeuvre pour découvrir la vérité.