Le chenal séparant l’île-aux-Cerfs et l’Îlot Mangénie n’est plus qu’un banc de sable. L’année dernière, l’ensablement accéléré de ce passage avait fait grand bruit, en raison de l’odeur nauséabonde qui s’y dégageait. Le ministère de l’Environnement avait alors demandé au groupe Sun Resorts, détenteur du bail sur l’Île-aux-Cerfs, de procéder au dragage du canal. Mais entre temps, le phénomène s’est accentué.
Plus de trace d’eau stagnante et malodorante entre l’Île-aux-Cerfs et l’Îlot Mangénie. Ce qui dérangeait à cet endroit hautement touristique a disparu, laissant la place à une vaste étendue de sable. Le Passage Grand Courant, autrefois lieu privilégié pour les baignades à l’Île-aux-Cerfs, n’existe plus. L’ensablement accéléré à cet endroit semble complété.
Pourtant, l’année dernière, le ministère de l’Environnement avait demandé au groupe Sun Resorts de procéder au dragage dans le passage. Selon les instructions, il était question d’enlever quelque 50 000 tonnes de sable à l’aide d’une drague suceuse. L’opération devrait se faire en juin 2012, à la fin de la haute saison touristique.
Toutefois, vu la situation et l’absence d’eau stagnante, on se demande si le Passage Grand Courant sera bien réhabilité ou si on se contentera du nouveau banc de sable. Interrogé par Le Mauricien, un porte-parole du ministère de l’Environnement laisse entendre que l’opération aura lieu, « mais ce sera à Sun Resorts de le faire, pas nous. » Toutefois, aucune précision n’a pu être obtenue du groupe hôtelier.
Les habitués de l’Île-aux-Cerfs regrettent la disparition du passage. Pour beaucoup, c’était le meilleur endroit pour nager. D’ailleurs, le chenal avait été décrété zone de baignade depuis quelques années, interdisant ainsi l’accès aux bateaux. Pour Mike, un skipper, ce serait cette décision qui aurait provoqué l’ensablement du passage. « La circulation des bateaux dans cette zone permettait le mouvement des eaux. »