En dépit des règlements de la Tourism Authority interdisant aux plaisanciers d’embarquer des clients en dehors du point d’embarcation mentionné sur leur permis d’opération, ils sont plus de 70% à opérer dans l’illégalité dans les eaux de Trou-d’Eau-Douce. C’est ce que déplore la Eastern Federation of Pleasure Crafts Operators (EFPCO), qui s’offusque de l’indifférence des autorités à l’égard des contrevenants. En raison de cette situation, les opérateurs de Trou-d’Eau-Douce, Grande-Rivière-Sud-Est (GRSE) et de l’Île-aux-Cerfs disent souffrir d’un manque à gagner conséquent. Avec d’autres opérateurs de bateaux de plaisance autour de l’île dénonçant également la concurrence déloyale qui prévaut dans ce secteur, l’association réclame une réunion d’urgence avec le ministre du Tourisme, Michaël Sik Yuen, avant la fin de juin. « Autrement, nous nous verrons dans l’obligation de saisir la justice en vue d’obliger la Tourism Authority à réagir », disent-ils.
La situation dans le lagon du côté de Trou-d’Eau-Douce, plus précisément dans les eaux qui mènent à l’Île-aux-Cerfs, est devenue particulièrement tendue. Les quelque 120 opérateurs possédant dûment leur permis pour faire la liaison par bateaux de plaisance entre les points d’embarcation désignés par le ministère du Tourisme – Trou-d’Eau-Douce, GRSE et l’Île-aux-Cerfs – et l’îlot, déplorent la concurrence déloyale à laquelle ils font face depuis des années. Certains plaisanciers possédant des permis d’opération pour des lieux en dehors de ces points définis – Flic-en-Flac, Grand-Baie, Palmar ou Mahebourg, entre autres – viendraient empiéter sur et profiter de leur point d’embarcation, soutiennent-ils.
En effet, si Trou-d’Eau-Douce est le point central d’embarcation pour l’Île-aux-Cerfs, le ministère du Tourisme avait décidé qu’à partir du 1er juillet 2011, pour une virée sur l’îlot, les opérateurs de Trou-d’Eau-Douce doivent embarquer à Trou-d’Eau-Douce, ceux de l’Île-aux-Cerfs à l’Île-aux-Cerfs, ceux de Camp Pêcheur, GRSE et Deux-Frères à GRSE, alors que ceux de Palmar et de Belle-Mare doivent, eux, embarquer à Trou-d’Eau-Douce. Or, selon les plaisanciers de Trou-d’Eau-Douce, ce règlement n’est pas respecté et la situation y est chaotique, avec plus de 70% des opérateurs qui embarquent des clients à cet endroit ne disposant pas de permis adéquat pour cette zone, soutiennent les membres de la EFPCO.