Le leader de l’opposition, Paul Bérenger, s’est prononcé pour une action commune Madagascar/Maurice pour soutenir la souveraineté de Maurice sur Tromelin et de Madagascar sur les Îles Glorieuses.
Il souhaite évoquer ce dossier avec le président de la République de Madagascar qui sera en visite officielle à Maurice la semaine prochaine à l’invitation du gouvernement mauricien à l’occasion de la fête nationale.
« Même s’il est vrai que les arguments légaux et historiques concernant nos revendications sont différents, je s revendication uis en faveur que Maurice et Madagascar conjuguent leurs efforts pour soutenir la de Madagascar sur les quatre Îles Éparses et de Maurice sur Tromelin », a-t-il affirmé.
Le leader de l’opposition a expliqué que Madagascar a recommencé à réclamer sa souveraineté sur les Îles Éparses depuis l’année dernière. Il s’est dit fier que grâce au MMM, les dossiers des revendications mauriciennes sur Tromelin et les Chagos ont été mis sur la table. « Nous avons toujours considéré que notre indépendance sera incomplète aussi longtemps qu’on n’aura pas récupéré notre souveraineté sur l’archipel des Chagos et sur la petite île Tromelin », a-t-il insisté.
Paul Bérenger a rappelé que jusqu’en 1978, Madagascar avait réclamé sa souveraineté sur Europa, Basas da India Joan de Nova Glorieuse et la petite île Tromelin. Toutefois après les discussions qu’il avait eues en 1978 avec le président Didier Ratsiraka, Maurice et Madagascar sont tombées d’accord que la Grande Île ne réclamerait plus sa souveraineté sur Tromelin. Madagascar avait maintenu sa promesse l’année suivante en présentant une résolution à l’assemblée générale des Nations Unies concernant la souveraineté malgache sur quatre îles seulement, excluant Tromelin. Paul Bérenger a indiqué que le président malgache est revenu sur ce sujet il y a quelques jours en maintenant la même position.
Il a aussi évoqué la proposition de cogestion de l’île Tromelin par Maurice et la France. « Nous avions ratifié une proposition dans ce sens alors que la France ne l’a jamais fait puisqu’il fallait que le dossier soit approuvé par l’Assemblée nationale ». Vu le temps que prenaient les autorités françaises pour le faire, Paul Bérenger affirme avoir convaincu l’ex-Premier ministre Navin Ramgoolam de cesser de parler de cogestion et de retirer l’accord. Le président de la République française avait été informé de la position mauricienne.
Paul Bérenger compte évoquer avec le président malgache la possibilité d’une action conjointe afin d’amener la République française à accepter l’arbitrage de la Cour internationale de justice pour trouver une solution sur la souveraineté de Madagascar sur les Îles Glorieuses et de Maurice sur Tromelin.
Par la même occasion, Paul Bérenger a déploré que le gouvernement ait perdu beaucoup de temps sur le dossier Chagos. Il estime que 2016 est une année clé parce que l’accord entre les États-Unis et la Grande Bretagne sur l’utilisation de la base aura 50 ans. De plus, l’accord entre les deux pays prévoit qu’en 2016, si ni les États-Unis ni la Grande Bretagne ne demandent un changement, il sera renouvelé pour 20 ans.
Paul Bérenger a profité de la conférence de presse d’hier pour annoncer que le comité central de son parti a approuvé une décision que lors des prochaines élections, il sera présenté comme Premier ministre pour une durée de cinq ans et que le MMM se présentera seul aux élections.
Il a aussi présenté ses voeux aux dévots qui se rendent ces jours-ci à Ganga Talao pour la fête Maha Shivaratree et a présenté sa sympathie aux familles des pèlerins qui ont été victimes d’un accident de la route hier matin.