L’unité et la solidarité des îles de la région. Deux points sur lesquels le ministre du Tourisme et de la Culture seychellois, Alain St-Ange, insiste lourdement. Car l’union fait la force, dit le ministre, qui rencontrait la presse mauricienne cette semaine à l’hôtel Maradiva en sa capacité de président de l’Association îles Vanille. Celles-ci, rappelons-le, comprennent Maurice, les Seychelles, La Réunion, Madagascar, les Comores et Mayotte et bientôt les Maldives.
« Quand on va aux îles Caraïbes, on ne spécifie pas quelle île ; on dit qu’on va aux Caraïbes, alors pourquoi pas un jour dire qu’on va aux îles Vanille, sans spécifier si c’est aux Seychelles, à Maurice… », affirme Alain St-Ange. Le temps d’une conférence de presse, il a fait le point sur l’Association îles Vanille, qui se dotera bientôt d’un secrétariat. Le ministre a abordé les spécificités et les atouts de la région dans son ensemble ainsi que les possibilités qui existent pour développer les marchés existants et afin de pénétrer de nouveaux marchés. Alain St-Ange faisait une escale de quelques jours à Maurice avant sa mission pour Madagascar où il participera à la deuxième édition du Salon international du tourisme. Il est accompagné par Derek Savy, qui vient d’être nommé directeur marketing pour les îles Vanille.
Le récent accomplissement a été d’inclure les Maldives au sein de l’association, portant le nombre de membres à sept. Alain St-Ange met l’emphase ainsi sur l’unité, la solidarité et le travail conjoint avec pour bénéfices de consolider les économies de chacune des îles respectives, de créer de l’emploi et de consolider les richesses. « Nous disposons toutes d’atouts incroyables pour créer une force extraordinaire », dit-il. Il s’agit de mettre l’accent sur la région de l’océan Indien afin d’attirer davantage de visiteurs, mais un obstacle majeur demeure l’accès aérien. Une meilleure connectivité entre les îles profiterait non seulement au tourisme, mais aussi à l’accroissement du commerce entre les îles Vanille. Le ministre seychellois affirme qu’il est essentiel de développer une politique d’accès aérien plus cohérente pour accroître également le potentiel du concept “twin center”. Ce concept propose des destinations de vacances multiples en quelques jours et connaît le succès en Europe et en Asie. Seule une décision politique, estime Alain St-Ange, pourra trancher sur la question et dégager un consensus entre les compagnies aériennes. « On n’arrivera jamais à jouer la carte région avec le problème d’accès aérien », affirme Alain St-Ange. Le prochain objectif de l’association sera de définir les axes de travail en prenant en considération les spécificités, atouts et enjeux de chaque île.
Un autre créneau que la zone de l’océan Indien peut exploiter est celui des bateaux de croisière. La région de l’océan Indien est la seule zone ayant un potentiel inexploité pour les itinéraires des bateaux de croisière en raison de la diversité des îles et de leur proximité les unes des autres.
Alain St-Ange a également parlé du tourisme aux Seychelles, une industrie sur laquelle l’île se repose entièrement. Il a mis en avant les spécificités uniques de cette industrie, qui « implique grandement la population ». Il a également félicité la délégation mauricienne qui s’est classée deuxième au Carnaval de Victoria et a souhaité que Maurice participe à la prochaine édition de ce carnaval l’année prochaine. Il souhaite à cet effet que Maurice, la Réunion et Madagascar soient co-organisateurs. « Il s’agit du seul carnaval au monde où tous les carnavals des pays sont présents » dit-il… Alain St-Ange a aussi évoqué le succès de la tenue de l’Africa Day récemment.