Le Premier ministre, Pravind Jugnauth, a fait part de sa détermination « à en finir avec le trafic de drogue dans le pays » tout en réclamant le soutien de la population et d’organisations, telles le Human Service Trust (HST), dans cette « dure » bataille. « Nous allons gagner ensemble cette bataille et transformer Maurice en une “drug-free society” », a-t-il déclaré hier après-midi lors de son intervention à la célébration du 50e anniversaire de la création du HST, à l’Institut Rabindranath Tagore, à Ilot.
Selon Pravind Jugnauth, la guerre que mène son gouvernement contre le trafic de drogue « is above party politics », car il concerne « le bien-être de nos citoyens, particulièrement de nos enfants ». Il poursuit : « Nous avons, ces derniers temps, pris des mesures courageuses et nous avons tous vu les résultats avec la quantité de drogue saisie, le nombre de trafiquants arrêtés et aussi le progrès significatif que nous avons fait dans la destruction de leur réseau grâce à nos efforts. » Le Premier ministre a de même soutenu que les trafiquants de drogue sont « indifférents » au mal qu’ils causent aux enfants, aux jeunes et aux familles. « Nous avons, de notre côté, des valeurs à préserver ainsi que le devoir de préserver la cohésion sociale et le bien-être de la population », a-t-il dit, avant de rappeler que « c’est mon gouvernement » qui a institué une commission d’enquête sur la drogue, « qui travaille en toute indépendance ».
Le Premier ministre a réitéré son “relentless fight” contre la mafia de la drogue et ses complices. « Je poursuivrai malgré les nombreux obstacles que les forces occultes essayeront de placer sur ma route. Je n’ai aucun doute sur le fait que nos efforts produiront de bons résultats qui nous feront gagner cette guerre contre la drogue », dit-il, avant d’évoquer sa « conviction et de sa sincérité ». Et de poursuivre : « Il faut savoir que lorsque vous attaquez la mafia, elle utilise son argent et ses connexions dans plusieurs sphères pour progresser. » Mais, a-t-il ajouté, « cela ne me ralentira pas, bien au contraire, et nous allons nettoyer le pays car nous devons protéger nos enfants et nos familles contre ce fléau ».
Pravind Jugnauth a par la suite fait ressortir que sa philosophie a toujours été de chercher un « équilibre » entre l’économie et le social. Il a rappelé ses diverses actions sur le plan social, dont le combat contre la pauvreté. Il a de même évoqué des mesures, dont l’allocation financière spéciale aux familles pauvres, « qui leur permettra de sortir de la misère absolue », et la construction de logements sociaux. « Tout ce que je fais, c’est dans l’intérêt du pays », a-t-il souligné.
À ce stade, le Premier ministre a annoncé la construction de deux maisons de retraite pour les personnes âgées, « mais pas pour encourager les gens à y faire admettre leurs parents, mais pour nos aînés qui n’ont personne pour s’occuper d’eux ». Il a également parlé du service de santé dans le pays qui, selon lui, « doit être amélioré ». Il poursuit : « Il n’est pas possible que les riches obtiennent les meilleurs soins parce qu’ils ont les moyens de payer et que les autres, qui n’en ont pas, doivent faire face à des situations insatisfaisantes à l’hôpital. Je suis déterminé à offrir le meilleur service de santé possible à la population car le gouvernement est en train d’investir des milliards de roupies dans ce secteur. »
S’agissant de l’Human Service Trust, le Premier ministre a rappelé les 50 ans de travail volontaire entamé par les membres de cette société, qui offre une multitude de services aux groupes les plus vulnérables de la société mauricienne. « Cela doit nous inspirer car rien n’est facile dans la vie. Mais lorsque vous avez la volonté de servir et de faire du bien dans un esprit d’harmonie, vous pouvez le faire. Le HST a été très présent dans la construction de notre nation », a-t-il soutenu. Pravind Jugnauth a ensuite souligné « l’existence d’une unité au sein de la nation mauricienne » qui célébrera, l’an prochain, le 50e anniversaire de son indépendance. « L’unité sera toujours une condition sine qua non pour notre stabilité sociale et économique », a-t-il dit.