En ce temps-là, l’union entre un homme et une femme était un vrai parcours du combattant. On fréquentait, on se fiançait et on se mariait selon les règles, sous l’oeil vigilant des chaperons. Quelques doyens nous content avec nostalgie leurs demandes en mariage.
Il y a 42 ans, Hervé Lebon, 70 ans, s’était plié à toutes les règles imposées par la société, les parents et de la bienséance avant de pouvoir épouser Rosaline. Tout a commencé par une demande faite aux parents. Il devait ensuite se plier aux consignes. “Le couvre-feu devait impérativement être respecté. Dans mon cas, c’était à 18h. Gare à vous si votre dulcinée rentrait chez elle avec cinq ou dix minutes de retard. Les deux parents se devaient d’être au courant des moindres faits et gestes. À l’époque, c’était monnaie courante que de sortir pour aller au cinéma. On ne pouvait pas prétendre à plus.”