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L’équipe du sergent Gopychand de la Crime Intelligence Unit (CIU) a arrêté un habitant de Castel âgé de 58 ans qui fait l’objet d’au moins trois plaintes pour escroquerie.

Le quinquagénaire s’était fait passer pour un agent recruteur en alléguant qu’il pouvait faire immigrer ses clients au Canada. Les victimes ont cependant été bernées. Le suspect a été inculpé sous des accusations provisoires de “swindling” au tribunal de Curepipe.

Une des victimes, une enseignante de 27 ans, a déclaré dans sa version des faits qu’elle souhaitait immigrer au Canada avec son fiancé. Ayant entendu parler d’un bureau d’immigration à Curepipe, tous deux se sont rendus sur place en janvier de l’année dernière, où ils ont rencontré le quinquagénaire.

Ce dernier leur a alors promis de leur permettre d’émigrer et de leur trouver un emploi sur place. Après avoir rempli un questionnaire, l’enseignante avance que le faux agent a allégué qu’ils remplissaient les critères pour l’immigration.

Le 13 février 2019, la jeune femme a donc effectué un transfert bancaire de Rs 75 000 sur le compte du suspect. Elle a ensuite reçu un message de l’agent lui confirmant qu’il avait bien reçu son argent.

Après deux mois, elle a alors téléphoné sur le numéro que le suspect lui avait remis pour savoir où en était son dossier. Mais le numéro n’était plus en service. Elle s’est donc rendue à son bureau, à Curepipe, mais devait noter que ce dernier était fermé.

Après plusieurs mois à patienter, son fiancé et elle ont fini par porter plainte à la police le 28 février.

Une troisième victime (22 ans) a également porté plainte à la police le même jour, soutenant qu’il avait, lui aussi, remis Rs 75 000 à l’escroc présumé le 21 mars 2019, ce dernier lui ayant en effet assuré qu’il obtiendrait un “work permit” dans le secteur de l’hôtellerie au Canada.

Mais la victime s’est elle aussi retrouvée sans nouvelle du prétendu agent recruteur après quelques semaines.

Lors de son arrestation, le suspect n’a pas souhaité donner sa version des faits. Les enquêteurs n’écartent pas la possibilité que d’autres victimes se manifestent dans les prochains jours pour dénoncer le quinquagénaire.

L’enquête se déroule sous la supervision de l’ACP Rassen.