La presse internationale, particulièrement la BBC, s’intéresse au cas du Mauricien Shameem Korimbocus, aussi connu sous le pseudonyme de Shameem Onenonly sur les réseaux sociaux. En effet, dans son édition en début de semaine, les journalistes de la BBC se sont attardés sur le cas de ce Mauricien et de son fils de 11 ans déportés de Dubayy jeudi dernier.

« Authorities in Dubai have deported a Mauritian blogger and his 11-year-old son with no official reason given for the decision », a écrit la BBC sur son “livefeed” pour les nouvelles africaines avec le titre « UAE deports Mauritian blogger » et une photo du principal concerné tenant le drapeau mauricien.

La BBC a mis en ligne la version de Shameem Korimbocus relatant les conditions dans lesquelles son fils et lui ont dû se plier aux ordres des autorités dubaïotes pour rentrer pour de bon à Maurice.

« Being detained in Al Awir Central Jail for three days gives you goosebumps. At one point in time I thought I would end like murdered Saudi journalist Jamal Khashoggi », relate la presse britannique, qui présente le Mauricien comme le bloggeur de la page Facebook “The Inconvenient Truth” (La vérité ki pou deranz zot) avec environ 60 000 “followers”. Selon l’article de la BBC, les publications de Shameem Onenonly sont « satiriques ».

L’article de la BBC met aussi en perspective la position du Premier ministre, Pravind Jugnauth, sur cette “Immigration Saga” en le citant avoir dit aux journalistes que Shameem Korimbocus a avancé « qu’il y aurait des motivations politiques liées à sa déportation et que la personne concernée doit être interrogée sur cet aspect ».

Et d’ajouter que le chef du gouvernement a également laissé entendre que Shameem Onenonly n’a pas été inquiété par les autorités locales depuis que son fils et lui sont arrivés à Maurice.

La BBC fait aussi mention que Pravind Jugnauth aurait affirmé qu’il s’attend à une correspondance de Shameem Korimbocus pour qu’il soit informé sur ce qui s’est passé. Dans le camp du Facebookeur, on avance que d’autres groupes de presse internationaux ont pris contact pour rapporter cette “Immigration Saga”.