Une cinquantaine de licenciés de l’ancien restaurant Imperial China, à Trianon, attendent toujours leurs deux mois et demi de salaires. Lundi, ils ont tenu une revendication de rue à Port-Louis avant de faire parvenir une pétition au Prime Minister’s Office afin de solliciter l’intervention de Navin Ramgoolam dans les meilleurs délais.
Dans la correspondance au chef du gouvernement, les ex-employés, qui n’étaient pas syndiqués, soutiennent qu’ils ont été licenciés depuis avril et qu’ils n’ont pas été payés pendant plus de deux mois. « We, the undersigned, were all employees of Imperial China, who have lost our jobs in April 2012. Prior to our redundancy we have not been paid 2.5 months of salaries. When we were officially dismissed, the mandatory 30 days notice was not paid to us », affirment-ils.
Les ex-employés soutiennent également qu’une fois l’entreprise placée en redressement judiciaire, ils ont été informés qu’ils allaient recevoir leurs salaires et une indemnité correspondant à un mois de préavis, après que le Receiver Manager aura remboursé les autres créanciers du restaurant Imperial China. Les employés affirment également que les aides sollicitées auprès du ministère du Travail et des Relations industrielles se sont soldées par un échec. « All attempts made towards the Ministry of Labour and Industrial Relations to settle the matter in favour of the sacked employees, have remained unsuccessful, due to the existing legal framework, which are detrimental to workers in case of receivership. We have been informed that the money received by the Receiver Manager will be used to pay unpaid “rent” of Imperial China, and thus no money will be left to pay the unpaid labour of workers. »
Dans la conjoncture, les licenciés font un appel pressant au PM : « We write to request your urgent intervention as Prime Minister on humanitarian ground to ensure that workers dignity and labour are respected. You surely agree with that workers as human being, with rights and dignity, should be given priority in any economic activity. The days of slaverism and indentured labour, when workers were considered inferior, and equated to “furnitures”, have long been passed. »
De son côté, la General Workers Federation, par la voix de son animateur Ashok Subron, apporte son soutien à la cinquantaine de licenciés concernés. « Ce genre de problème grave découle des lois existantes qui n’ont pas été amendées jusqu’ici. Nous jugeons inacceptable que la législation accorde la priorité aux créanciers au détriment des êtres humains. Depuis plusieurs années nous réclamons l’amendement de la Company’s Act et cette affaire, soulevée il y a peu, est venu exposer cette problématique », soutient Ashok Subron.