Trouvé coupable la semaine dernière d’avoir causé l’importation de 619 grammes d’héroïne de Madagascar, Prithviraj Deepchund aura connaissance de sa sentence vendredi. Il risque 60 ans de prison, étant considéré comme un trafiquant de drogue.
La sentence dans le procès intenté par le Directeur des poursuites publiques à Prithviraj Deepchund, plus connu comme Raj, pour avoir causé l’importation d’héroïne à Maurice sera connue vendredi. Ce Mauricien d’Hermitage, opérant un magasin à Madagascar, a plaidé non coupable et était représenté par Mes Gyansham Bhanji-Soni, Kevin Lukeeram et Sulakshna Gigabhoy. Le juge Benjamin Marie Joseph l’a toutefois trouvé coupable la semaine dernière. Le Senior State Counsel Me Jean-Michel Ah Sen et la State Counsel Me Kevina Poollay-Mootien, avocats de la poursuite, ont demandé une sentence exemplaire alors que ceux de la défense ont plaidé les circonstances atténuantes.
Il s’agit une affaire d’importation d’héroïne de la Grande Île. Le témoin clef dans cette affaire n’est autre que le passeur malgache Rijanirina José Alain Andriamanga. Ce dernier a été appréhendé par l’Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU) avec 62 boulettes d’héroïne en juin 2010. Il raconte avoir reçu 500 euros et des billets d’avion pour Maurice pour des « vacances ». En échange il devait faire passer de la drogue pour le prévenu et ses acolytes à Madagascar.
Rijanirina José Alain Andriamanga avait même identifié Prithviraj Deepchund comme étant le « patron », en soutenant qu’il l’avait rencontré dans un hôtel quelques jours avant son départ de la Grande Île pour Maurice. Ce sont deux femmes malgaches, Nirina et Sandrine, qui l’avaient approché pour ce travail.
La pureté de la drogue, de 62 %, est révélée par le rapport du Forensic Science Laboratory. Étant donné la valeur dépassant les Rs 1 million, le prévenu est considéré comme un trafiquant de drogue selon les dispositions de la Dangerous Drugs Act. Le juge Benjamin Marie Joseph peut le condamner à une peine de 60 ans de servitude pénale pour ce délit et une amende ne dépassant pas Rs 2 millions selon l’article 41 (3) de la Dangerous Drugs Act.