La Française Deborah Dangla (19 ans) a été condamnée hier à 17 ans de prison pour avoir fait entrer 6 942 comprimés de Subutex à Maurice en mars 2012. Le temps qu’elle a passé en détention préventive, soit environ un an, sera déduit de la sentence.
Une autre mule française a été condamnée hier pour avoir fait entrer du Subutex à Maurice. Deborah Marie Micheline Dangla, 19 ans, avait été arrêtée en mars 2012 à l’aéroport international Sir Seewoosagur Ramgoolam avec 6 942 comprimés de Buprenorphine (Subutex) dans 869 tablettes d’une valeur approximative de Rs 11 millions. La jeune femme, qui a plaidé coupable, était défendue par le Senior Counsel Me Ivan Collendavelloo assisté par Mes Christine Sohun et Tamodaren Runghen. Elle a écopé de 17 ans de prison. Les 332 jours qu’elle a passés en détention préventive seront déduits de cette sentence.
Selon les dispositions de la Dangerous Drugs Act, certaines conditions aggravantes à la possession viennent augmenter la présomption qu’un accusé de possession de drogue soit un trafiquant. La sentence de possession est de 25 ans maximum et passe à 60 ans quand il y a présomption selon la loi que la personne est un trafiquant. Dans ce cas précis, c’est principalement la valeur de la drogue qui est largement supérieure à Rs 1 million qui suggère que la jeune Française est une trafiquante de drogue.
Deborah Dangla était âgée de 18 ans quand elle a été interceptée. Le juge Benjamin Marie Joseph a soutenu qu’une certaine clémence devait être montrée envers les accusés qui sont des proies faciles à cause de leur jeune âge. Il a également parlé d’une organisation bien installée à Paris dans ce trafic. L’instance criminelle de la Cour suprême a fait comprendre que la clémence de la cour à cause de l’âge et de la vulnérabilité de la prévenue doit être exercée avec une certaine retenue.
Le juge Benjamin Marie Joseph est d’avis que Deborah Dangla n’a pas été contrainte de commettre le délit reproché et que c’est son désir de se faire de l’argent facile qui a motivé son acte. La cour a également soutenu qu’il n’y avait rien dans sa version suggérant qu’elle avait été indûment amenée à transporter cette drogue. La jeune femme a même avoué que c’était la deuxième fois qu’elle le faisait après avoir travaillé pour le même réseau en novembre 2011 quelques mois avant son arrestation. L’accusation était représentée par le State Counsel Me Akhil Ramdahen.