Dans son mémoire budgétaire envoyé au ministre des Finances, la Confederation of Free Trade Unions (CFTU) demande au ministère des Finances d’introduire la possibilité pour un couple de faire une déclaration conjointe de ses revenus annuels à la Mauritius Revenu Authority (MRA). Elle demande aussi, entre autres, que les services essentiels comme l’eau et l’électricité demeurent des « Government services ».
La CFTU demande une révision du montant exempté d’impôts à Rs 520 000 sous la catégorie « personal deduction » et une déduction jusqu’au Rs 400 000 pour un enfant dépendant qui fait des études tertiaires.
Outre la possibilité qu’un couple, s’il le souhaite, puisse faire une déclaration conjointe, la CFTU demande à ce que les deux conjoints puissent déduire leurs enfants, « not in respect of the same child », cependant. Elle demande une exemption en ce qui concerne tout enfant qui ne travaille pas et qui est sous la responsabilité du couple ; des parents dépendants ; les intérêts sur les emprunts contractés pour l’achat d’un terrain, la construction ou la rénovation d’une maison. Elle demande aussi à ce que la « lump sum » soit exemptée de la taxe.
La CFTU propose une réduction de la TVA de 15 % à 12 % et une hausse de la Corporate tax de 15 % à 20 %.
La confédération demande aussi l’institution du salaire minimal sans toutefois proposer une somme précise. « Our confederation is requesting the introduction of a minimum living wage which will provide a leverage in the fight against poverty and exclusion in respect of government adoption of the Decent work agenda ». Elle demande le maintien de l’État providence et que le gouvernement organise des assises du social pour identifier les sources de dégradation de la société mauricienne.
Elle estime que « l’éducation préprimaire doit être gratuite pour tous comme c’est le cas pour le primaire et le secondaire » et souhaite que tous les élèves prenant part aux examens du School Certificate et du Higher School Certificate soient exemptés des frais d’examens. Elle est d’avis qu’il est urgent de recruter du personnel médical et paramédical dans le secteur de la santé. Au niveau de l’agriculture, elle demande une réorganisation des centres existants en vu de booster la production locale des agriculteurs.
La CFTU demande la mise en place d’un comité dans le secteur sucrier pour revoir l’environnement et les conditions de travail dans l’industrie « so as to bring a social and economic balance between productivity and labour ». Elle est d’avis que pour assurer la bonne gouvernance dans le secteur parapublic, il convient d’inclure un membre du personnel sur le conseil d’administration de chaque corps et estime qu’un partage des profits avec les employés « will be a perfect incentive in enhancing performance and productivity ». Elle demande à ce qu’il n’y ait pas de nominés politiques sur les conseils d’administration des corps para-étatiques.
Pour réduire les dépenses du gouvernement, la confédération croit dans la décentralisation des services. Pour un meilleur service au public, elle estime important que les officiers aient des « friendly equipments ».
La CFTU exhorte le ministre des Finances à prévoir un budget pour le paiement des heures supplémentaires au personnel de l’hôpital Brown-Séquard. Un exercice qui n’a pas eu lieu depuis 2010, affirme-t-elle. La confédération demande que « the services where they are under contract be deprivatised » et que « basic public utilities services (water and electricity) be kept as Government services ».
La confédération demande enfin que provision soit faite pour ajuster le paiement des pensions selon les conformités du rapport du PRB de 2008.