Au Freeport, à Mer Rouge, l’Inde s’y dévoile, s’y écoute, s’y goûte. Pour sa première édition, la Indo-Mauritian Trade & Cultural Exhibition (IMTCE) organisée par Rajasthan Works Ltd en collaboration avec le ministère des Arts et de la Culture, a réuni une centaine d’exposants pour faire découvrir au visiteur les facettes de la culture indienne. Le salon, qui permet aussi la rencontre avec les investisseurs, ferme ses portes aujourd’hui.
L’Inde s’est offerte au regard des 50 000 visiteurs attendus à Mer Rouge. Dix jours pour découvrir la grande péninsule avec sa cuisine, ses artisans, ses produits ayurvédiques, ses tapis aux mille et un usages, sa musique, ses marionnettistes et danseurs folkloriques. Vous y trouverez des exposants nationaux aussi bien qu’étrangers qui sont de diverses régions de l’Inde comme le Rajasthan, l’Andhra Pradesh, Delhi, de Gujrat, etc. Mais aussi de Pakistan, du Népal, d’Afrique du Sud, d’Iran et de Singapore: une diasparo qui a su s’intégrer tout en cultivant sa tradition.
Dans le domaine de la médecine naturelle, nous partons à la découverte de  certaines disciplines inconnues à Maurice. Ainsi du Natural Health Care Centre qui est spécialisé en magnétothérapie — thérapie par des aimants — et qui propose un grand choix d’appareils et d’applicateurs pour soulager douleurs articulaires et musculaires ou traiter d’autres problèmes de santé. Ceintures lombaires, collier et bague magnétiques, bracelet qui aide à contrôler les tensions artérielles, des ceintures pour les diabétiques, pour les douleurs dorsales, etc. Selon le délégué para-médical, «les aimants soulagent les douleurs articulaires et musculaires et apportent un bien-être général». Sur son stand, on y trouve aussi des semelles qui «activent les principaux points de réflexologie». Les points exercent sous le pied un massage et les organes paresseux sont réveillés et les jambes plus légères. Quant aux brosses à cheveux magnétiques, elles font beaucoup plus que de coiffer, car, dit-il, « elles génèrent une énergie qu’elle canalise jusqu’à la racine des cheveux». Selon lui, cette méthode a acquis une popularité considérable en Inde.
Qu’ils soient sobres ou princiers, les bijoux artisanaux fascinent les visiteurs. C’est par le biais de la démonstration que Mohamed Farhan fait connaître et promouvoir son art qui est celui de la fabrication de bijoux de laque (shellac ou lac). C’est à Jaipur — où il vit — que la laque aurait pris naissance. «La laque est une gomme sous la forme d’une larve laissée par un insecte sur l’écorce d’un arbre. This work of making bangles out of lac has a special significance in the life of women’s of Rajasthan, we serve lac bangles to different royal families across Rajasthan for the last 350 years», dit-il. S’appuyant sur des années d’expérience, il offre une large gamme de colliers, bracelets, boucle-d’oreilles dans d’éblouissantes combinaisons de couleurs.
La Indo-Mauritian Trade & Cultural Exhibition a aussi permis de connaître les dernières tendances des saris de soie, churidars, tapis, accessoires et cosmétiques. Épices, musiques, défilés de mode ont aussi coloré le salon. Les visiteurs ont pu goûté, par ailleurs, à la cuisine du sud de l’Inde: Masala dosa, Idli Sambhar, Bombay Pao Bhaji, Paani puri, etc.
Le salon qui prend fin aujourd’hui propose aussi des spectacles composé de plusieurs numéros de danse et de chantse et des anciens films de Bollywood.
Le prix du billet d’entrée est fixé à Rs 30 alors que l’accès est gratuit pour les enfants de moins de douze ans et les personnes handicapées. Sur chaque billet vendu, la somme de Rs 1,50 sera reversée à SOS Children’s village, fondation de parrainage d’enfants créée en 1990. Une navette gratuite dessert la Gare du Nord de 10h à 20h30.