L’Ecole du Centre-Collège Pierre Poivre rend hommage à sa fondatrice, Elisabeth Boullé, en inaugurant le mardi 25 mars à 11 h un Espace Culturel Elisabeth Boullé au sein de l’établissement. Ce lieu regroupera la Bibliothèque Centre de Documentation (BCD) et un espace d’exposition. La BCD s’adresse à tous les élèves de l’école primaire qui la fréquentent déjà régulièrement pour y consulter et emprunter des livres. Récemment rénovée, elle offre un cadre idéal pour découvrir la lecture grâce à un fonds important d’ouvrages de fiction et de références, dans un environnement confortable et lumineux. Pour découvrir l’univers de l’édition, la BCD invitera régulièrement auteurs et illustrateurs à rencontrer leurs jeunes lecteurs et à répondre à leurs questions. Outre les travaux des élèves qui seront exposés à l’Espace Culturel Elisabeth Boullé, des expositions préparées par des institutions culturelles ou par des artistes y seront accueillies. Les arts, les langues, les civilisations, l’histoire, le civisme, la presse et l’actualité, le patrimoine… seront au centre de ce lieu. La BCD reçoit aussi les élèves pour visionner des films, fictions ou documentaires, en lien avec les programmes des différentes classes. Laura Elizabeth Boullé née Horgen (1930-2012) a vu le jour en Norvège, un 25 mars, à Horten, commune côtière du comté méridional de Vestford, sur la côte ouest du fjord d’Oslo. En 1956, son époux terminant en France son cycle de spécialisation, Elisabeth Boullé s’installe déjà à Maurice, avec ses deux premiers enfants, Irène et Max Emil. Elle découvre avec curiosité le mode de vie insulaire de sa famille d’adoption mais également les normes et hiérarchies d’une société coloniale, fort éloignées des pratiques plus égalitaires du monde scandinave. A cette époque, le Lycée Labourdonnais, créé quelques années auparavant, est encore dans sa phase d’expansion. Elisabeth Boullé en sera vite partie prenante. Elle le sera en tant que membre de l’Association des parents d’élèves, ses trois enfants — un troisième, Jan, voit le jour à Maurice — y étant scolarisés.  Elle le sera, de manière plus permanente, en tant qu’enseignante d’anglais et d’allemand. Grande lectrice, Elisabeth Boullé s’intéresse très tôt à des domaines qui retiendront son attention toute sa vie : la pédagogie, tout naturellement, mais aussi la philosophie, l’anthropologie, la sociologie. Elle est vite accueillie dans l’un ou l’autre cercle d’amis où l’on discute de littérature, de politique, de l’avenir du pays.