L’ouverture par le Premier ministre de la nouvelle route reliant Quartier-Militaire à Belle-Rive a été l’occasion pour Navin Ramgoolam d’affirmer qu’il se présentera à nouveau devant l’électorat aux prochaines élections générales. Il a été très critique envers l’opposition qu’il a accusé d’avoir comme seul objectif l’obtention du pouvoir à n’importe quel prix et non pas l’intérêt du pays. La cérémonie a été l’occasion pour lui comme pour Anil Baichoo, le ministre des Infrastructures publiques, de répondre aux critiques formulées suite à l’effondrement d’un tronçon de la ring road à l’arrière du Centre de conférence Swami Vivekananda.
« Je ne changerai pas de direction politique parce qu’elle est bonne », a déclaré Navin Ramgoolam. « Je poursuivrai dans la voie du progrès et de la modernité dans l’unité. Je fais confiance à la population qui sait juger et utiliser son intelligence pour faire la différence entre ceux qui travaillent pour le pays et ceux qui oeuvrent pour leurs intérêts personnels », a dit le Premier ministre. C’est dans ce contexte qu’il a cité une déclaration de l’ancien président français François Mitterrand qui, en réponse à un journaliste, avait affirmé qu’il se représenterait aux élections afin de ne pas laisser le pouvoir entre les mains de ceux qui travailleront pour leurs clans et pour leurs intérêts. « Je me présenterai devant vous aux prochaines élections pour les mêmes raisons », soutient-il.
Le Premier ministre a, dans son intervention, justifié la création de ce nouveau tronçon routier qui permet d’améliorer la vie des Mauriciens. Il a ciblé ceux qui critiquent la création de la nouvelle infrastructure routière dans le pays et qui estiment qu’on aurait dû investir dans la lutte contre la pauvreté. « Ceux qui tiennent un tel langage ne connaissent rien en matière de développement économique. L’infrastructure est un élément très important dans le cadre du développement économique ». Il a estimé que les mêmes critiques qu’on entend maintenant avaient été faites à l’époque de SSR. « Même l’éducation gratuite a été critiquée ».
Pour lui, l’opposition a sa raison d’être dans toutes les démocraties. Toutefois, dit-il, l’opposition, qui comprend ceux qui n’ont pas été portés au pouvoir, a un rôle de chien de garde et de critique car aucun gouvernement au monde ne peut se targuer de ne pas faire d’erreurs. Or, affirme-t-il, l’opposition mauricienne critique sans faire de proposition alternative et matraque la population à travers les médias. Il a fait référence à une déclaration de Paul Bérenger affirmant que le Remake a échoué à mettre le gouvernement de Ramgoolam en minorité. Ce qui l’a amené à critiquer sir Anerood Jugnauth dont la nomination comme président de la République avait été faite à la suite d’une motion présentée par le Premier ministre. « Au lieu de travailler pour le pays, il a voulu faire un complot pour renverser le gouvernement. Il a critiqué ceux qui veulent vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué en alléguant que le poste de vice-président actuellement occupé par Monique Ohsan-Bellepeau avait été promis à Showkutally Soodhun ».
Concernant le tronçon de la ring road, Navin Ramgoolam a expliqué que cette route est encore sous garantie et que les réparation devront être effectuées par les contracteurs.
Concernant les infrastructures routières, Navin Ramgoolam a expliqué que la RDA a quelque 41 projets en chantier au coût de Rs 1,2 milliard. La nouvelle route Quartier-Militaire/Belle-Rive a coûté quelque Rs 927 millions. Par ailleurs, le parc automobile à Maurice est passé de 265 841 véhicules en 2002 à 443 495 en 2013, soit une hausse de 67 %. D’autre part, il a observé que le PNB par tête d’habitant est passé de 200 dollars au moment de l’indépendance à 9 000 dollars aujourd’hui. « C’est le résultat du travail de tous les gouvernements mais qui a connu une accélération sous mon leadership », a soutenu le Premier ministre.