Supanee Armoogum, 58 ans, a trouvé la mort dans un incendie ce matin à son domicile à L’Agrément, St-Pierre. Sa dépouille calcinée a été extraite de sa demeure à 10h25 avant d’être transportée à la morgue de l’hôpital Victoria, à Candos, à des fins d’autopsie. À l’heure où nous mettions sous presse, la cause du décès n’avait pas encore été établie.
Une enquête approfondie est requise pour déterminer la cause de cet incendie ayant coûté la vie à Supanee Armoogum, aussi connu sous le nom de Indiren. Depuis qu’il s’est séparé de son épouse trois ans de cela, cet homme de 58 ans, qui n’a pas d’enfants, vivait seul à son domicile à L’Agrément, St-Pierre. Son frère, que Le Mauricien a rencontré sur le lieu du drame ce matin, raconte que « mis à part pour aller travailler, Indiren ne sortait pratiquement jamais et passait le plus clair de son temps à la maison. Il était retraité et joignait les deux bouts en cumulant des petits boulots, notamment en nettoyant la cour de ses voisins. »
L’alerte a été donnée vers 7 h. Les sapeurs-pompiers et des policiers du poste de Saint-Pierre se sont rapidement présentés sur les lieux de l’incendie. « Lorsque je suis arrivé chez lui vers 7h15, ce matin, les pompiers étaient déjà là », témoigne le frère de la victime. Le feu a finalement pu être maîtrisé vers 9h et ce n’est qu’à ce moment-là que la dépouille du quinquagénaire a été découverte, calcinée, dans sa chambre.
Les officiers de la Scene of Crime Office (SOCO) Sud étaient, pour leur part, toujours sur les lieux du drame à 10h, recueillant tout indice susceptible de les aider à déterminer l’origine du sinistre. Pour l’heure, nul ne sait ce qui en a été la cause. Les voisins interrogés n’ont pas été en mesure non plus de fournir la moindre explication. « Nou’nn tann ponpye vini, lerla nou’nn al gete. Zot’inn dir nou linn fini mort », indique une habitante de la localité.
Le corps d’Indiren a été transporté dans un véhicule de la SOCO à l’hôpital Victoria, à Candos, pour une autopsie. « Bondie, mett li lor enn bon sime… », ont affirmé ses voisins, dans un moment de recueillement, en voyant les officiers emporter la dépouille du quinquagénaire.