L’accident causé au départ de la première course de samedi dernier a coûté à Ravi Rawa son poste de starter. S’il fallait que quelqu’un portât le chapeau, il était tout désigné. Ravi Rawa avait été «stood down» à l’issue de cette épreuve et a été démis de ses fonctions par la suite. Le handler Alain Raboude a, d’abord, été bousculé par le cheval Brandewyn avant d’être percuté par Kentucky Bluegrass. Il s’en est heureusement sorti sans casse, sauf avec une foulure au pied. Cependant, force est de constater que Ravi Rawa n’est pas le seul responsable et c’est le Mauritius Turf Club qui doit être blâmé pour n’avoir pas pris les dispositions nécessaires pour qu’un tel accident puisse être évité. Déjà, lors de la dernière course de la 15e journée, un handler avait failli être percuté par un cheval.
L’enquête ouverte par les Racing Stewards et qui a continué mardi matin nous a permis de voir un peu plus clair sur l’état de la situation.
Le premier constat qu’on en tirera est qu’il y a un manque évident de protocole en ce qui concerne le départ d’une course.
Ravi Rawa est venu affirmer que ce n’est qu’une minute avant que les chevaux intègrent leur stalle respective qu’il est averti que c’est lui qui allait procéder au départ.
«Sébastien Poupard, le Chief handler a une réunion avec les handlers et il leur donne des directives. La seule chose que je dois savoir est quel est le cheval qui entrera en dernier. Ainsi, samedi dernier, on m’a fait savoir que ce serait Highland Jet. Je me suis donc concentré sur ce cheval. Je suis averti par un «ok» quand le dernier cheval a intégré sa stalle», a déclaré Ravi Rawa.
Interrogé sur le fait que c’est le devoir du starter de s’assurer du bon fonctionnement du protocole, Ravi Rawa devait répondre qu’il avait demandé avant le Maiden que l’utilisation d’un drapeau pour le starter ou son assistant soit réintroduite, mais que sa demande n’a pas eu de suite.
Un manque évident de protocole
Le «OK» qui détermine que tout est prêt pour qu’un départ est donné n’a pas été jugé comme étant un élément déterminant. Ainsi, il a été annoncé qu’un handler, qui se trouve derrière les stalles, doit lever la main pour  faire savoir que tout est prêt.
Or, Ravi Rawa avance que, de sa position, il ne peut voir une main se lever et doit se fier au «OK» avant de procéder au départ alors qu’il avait aussi fait une demande pour avoir quelqu’un pour l’assister.
Mais, quand le départ est donné dans la ligne droite et qu’il y a foule, n’importe qui peut lancer ce «OK» déterminant. Et c’est ce qui se serait passé samedi dernier.
Appelé à donner sa version des faits, Sébastien Poupard a eu une autre vision de la façon de procéder. Il est allé même plus loin en avançant que les choses ont très bien marché pour lui et qu’il n’y avait aucun incident à déplorer. «J’étais dans la stalle numéro un …»
Ravi Rawa sembla alors surpris et lança «Sébastien to p envi casse mo f….» avant de s’excuser de son langage auprès du board des Racing Stewards.
Un accident évité de justesse
A bien comprendre, il y a  bisbille entre Ravi Rawa et Sébastien Poupard. Cela tout le monde l’a compris, mais ce qui est le plus pressant, c’est d’avoir une équipe digne de ce nom pour travailler de concert pour qu’aucun incident de ce genre ne se reproduise.
Ravi Rawa devait aussi faire ressortir qu’on pouvait s’apercevoir sur le film de la course qu’il s’est passé de longues secondes entre le moment où le handler de Highland Jet avait déjà quitté sa stalle et le moment où le départ a été donné. Ce qui démontre, d’après lui, qu’il regardait en direction des autres stalles pour voir si tout était correct.
Il devait cependant souligner que de là où il était placé, il ne pouvait voir qu’il y avait quelqu’un dans la stalle numéro 6. Il ne pouvait aussi voir quand les handlers placés derrière les stalles levaient la main.
Effectivement, le 11 juillet dernier, on avait failli avoir droit au même genre d’incident lors du départ de la dernière course de la 15e journée quand un handler faillit se faire percuter par Hancock’s Dynasty qui était placé dans le premier couloir. Depuis cette date, on est d’avis que le Mauritius Turf Club aurait dû veiller à ce que toutes les dispositions soient prises pour la sécurité de tout un chacun et non pas attendre qu’un accident se produise pour demander au board des RS d’ouvrir une enquête.
Les RS feront leurs recommandations et, en attendant, on doit se demander si tout sera fait pour le mieux samedi prochain.