Le Directeur des poursuites publiques (DPP) a décidé de ne pas entamer de poursuites contre le secrétaire général du MMM, Ajay Gunness, accusé provisoirement d’obstruction à la police au tribunal de Bambous. Il lui était reproché d’avoir entravé le travail des policiers de Flic-en-Flac en intervenant auprès de son beau-frère, qui avait été contrôlé positif à l’alcootest lors d’un contrôle de routine.
Le DPP a rendu sa décision hier dans le cadre des allégations d’obstruction à la police portées contre Ajay Gunness, et ce après un incident survenu au poste de police de Flic-en-Flac dans la soirée du 15 au 16 avril. Le DPP est d’avis qu’il n’y a pas assez de preuves pour loger une accusation formelle contre le secrétaire général des mauves.
« This Office is of the considered view that there is insufficient evidence which can support a charge of Obstructing Police Officer under section 13G of the Police Act or charges of Molesting Public Officer under section 3 of the Public Officers Protection Act and Outrage against an agent of civil Authority under section 159 of the Criminal Code against Mr Gunness », soutient le DPP.
Il a aussi souligné que la plainte logée contre Ajay Gunness ne concordait pas avec les enregistrements des caméras CCTV placées à l’extérieur du poste de police de Flic-en-Flac. Le DPP est ainsi parvenu à la conclusion d’une « no further action » contre Ajay Gunness.
Pour rappel, une plainte avait été déposée contre Ajay Gunness à la suite des évènements survenus au poste de police de Flic-en-Flac, après l’interpellation d’un automobiliste placé en cellule de dégrisement à la suite d’un contrôle de routine par la Road Safety Unit. L’automobiliste n’était autre que le beau-frère de l’ancien ministre des Infrastructures publiques et avait un taux d’alcoolémie supérieur à la limite autorisée, soit 36 milligrammes d’alcool dans le sang.
C’est alors qu’Ajay Gunness a débarqué au poste de Flic-en-Flac où il a rencontré son beau-frère. Selon une déposition consignée par un policier en service ce soir-là, le secrétaire général du MMM aurait demandé à son beau-frère de le suivre à l’extérieur et de ne pas écouter les instructions de la police. Les deux hommes avaient alors quitté les lieux sans que le beau-frère ne passe pas la nuit en cellule de dégrisement comme le veut la procédure.
Ajay Gunness aurait même demandé aux policiers présents d’ignorer cette affaire. Après enquête, la police avait convoqué l’ancien ministre pour un interrogatoire. Assisté de l’avocat Viren Ramchurn, il avait récusé les accusations portées contre lui. Toutefois, la police devait l’informer qu’il était en état d’arrestation. Il avait cependant été autorisé à partir en donnant des garanties qu’il se présenterait au poste de police le lendemain matin.