Soirée sous haute tension hier à Paillotte. Un simple accrochage verbal, entre le conducteur d’un bus de la CNT et celui d’une camionnette, a en effet débouché sur de graves incidents. Bilan : trois employés de la compagnie blessés ainsi que quatre autobus de la CNT et une voiture de maître endommagés. La police est à la recherche de deux frères, soupçonnés d’être à l’origine des agitations.
Jusqu’en fin de matinée, les informations disponibles de sources policières indiquaient qu’aucune arrestation n’avait encore été effectuée à la suite des incidents survenus en début de soirée hier à Paillotte. La police est néanmoins sur la piste de deux suspects, en l’occurrence les fils du propriétaire du camion, un retraité habitant Paillotte. Ce dernier avait été embarqué au poste de police de Quatre-Bornes avant d’être autorisé à rentrer chez lui. C’est à la suite de son interrogatoire que les responsables de l’enquête ont initié des actions pour retrouver les deux suspects.
Les indications glanées dans les milieux de la police et les versions recueillies auprès de témoins indiquent que tout a éclaté vers 18h10 à hauteur de La Louise, Quatre-Bornes. « Enn bis CNT ti kot bistop, vis-à-vis filling. Dan sa ler la, enn camion ti pe sorti kot filing. Dapre seki nou finn kompren, bis-la ti pe blok camion la. Diskisyon koumens levé. Trwa zom sorti dan camion ek rod attak sofer bis avec feray », raconte un des habitants de la région. Les trois individus ont tenté de faire sortir de sa cabine Ausrafally Noorani (51 ans), chauffeur de l’autobus, immatriculé 4019 SP 04. Des tentatives qui se sont toutefois avérées vaines. Les assaillants devaient alors s’engager dans une course poursuite avec l’autobus, lequel devait se rendre dans la région de Vacoas. Mais arrivée à hauteur de Paillote, pour des raisons devant encore être déterminées par l’enquête policière en cours, les occupants de la camionnette devaient alors s’en prendre à trois autres autobus de la CNT. Ces véhicules ont été sérieusement endommagés, notamment du fait de jets de pierres. Les suspects, qui sont à l’origine de la panique d’hier soir, voulaient à tout prix s’en prendre physiquement aux employés de la CNT.